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Le projet de zone d'activité de Bramard soutenu par le préfet

Par Clara Serrano , Mise à jour le 26/02/2025 à 17:00

Après un bilan de 2024 plutôt rassurant en termes d'économie locale, le préfet de la Haute-Loire s'est penché sur un sujet brûlant, entre économie et écologie : le projet de construction d'une zone d'activité à Saint-Didier-en-Velay, en plein bois de Bramard. 

Après plus d'une heure de discussion avec la presse locale altiligérienne, le préfet vient enfin à aborder un sujet qui a fait de l'encre lors des dernières années. De la même acabit que le projet de déviation de la RN 88 entre le Pertuis et Saint-Hostien, le projet de zone d'activité à Saint-Didier-en-Velay concerne un mélange explosif d'enjeux économiques et environnementaux. Pour autant, le préfet affirme sans hésiter son soutien au projet. On fait le point.

Pour rappel, depuis le printemps 2022, une bataille fait rage sur les terres de Saint-Didier entre les pro-constructions d'une zone d'activité en plein bois de Bramard, et les protecteurs de la zone, parsemée de zones humides et d'une riche biodiversité. 

Par un arrêté préfectoral, le prédécesseur d'Yvan Cordier avait validé le projet de la communauté de communes Loire-Semène, autorisant la construction d'une zone artisanale de 11 hectares. Problème, malgré les promesses de création d'emplois, les aspects écologiques en font un projet contesté et contestable. 

Une opposition, composée de défenseurs de l'environnement, lance alors une résistance, et bien que 80 % des participants à la réunion publique s'opposent au projet, le commissaire enquêteur donne un avis favorable pour la construction de la zone. 

En septembre de la même année, 4 000 arbres sont rasés, annonçant le début des travaux. Mais avec l'intervention des associations France Nature Environnement et Sauvage Environnement, le tribunal prend possession du dossier, en mars 2024, et le 5 avril, l'arrêté préfectoral est annulé. 

« Pour créer cette zone, il faut artificialiser, or pour ce faire, il faut sans doute détruire des espaces protégés, pour ce faire, il faut en prouver l'intérêt public majeur »

« Il y a un sujet sur les difficultés que peuvent avoir des projets industriels dans le monde rural. Pour créer cette zone, il faut artificialiser, or pour ce faire, il faut sans doute détruire des espaces protégés, pour ce faire, il faut en prouver l'intérêt public majeur, et dans le cas de la zone de Bramard, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a considéré que la création de 250 emplois n'était pas un intérêt public majeur. Cette décision peut questionner, et c'est pourquoi le ministre a fait appel », grimace-t-il. 

Et de poursuivre : « J'ai évoqué le sujet auprès de Bruno Bonnell lors de sa venue, en lui disant que la réindustrialisation de la France passait évidemment par les grandes agglomérations, par Dunkerque, Marseille, mais aussi par nos entreprises industrielles en milieu rural, qui représentent un tissu considérable et qu'il faut conforter. Il était très, très attentif à ce que je lui disais. »

Il termine enfin en précisant que la décision est désormais entre les mains de la cour administrative d'appel de Lyon, qui doit statuer.

« Je pense que mon prédécesseur a eu raison de prendre l'arrêté permettant la création d'une zone d'activité ». 

Qui de l'économie ou de l'écologie sera vainqueur ? Réponse au prochain épisode...

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