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Ce samedi 5 avril se tenait l’assemblée générale de la Fédération Départementale de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de Haute-Loire. L’occasion, en plus de la présentation des bilans financiers et autres incontournables, de faire le point sur les sujets saillants de la saison. Parmi eux : la problématique que constitue le cormoran pour les populations des milieux aquatiques.
« Les espèces qui nagent sont moins visibles que celles qui volent, mais le cormoran fait beaucoup de dégâts. »
Le mis en cause est un oiseau des littoraux qui a investi les terres. Son chef d’inculpation : les attaques perpétrées sur la faune aquatique, et en particulier sur des espèces menacées ou protégées.
Un cormoran adulte mange de 500 à 800 grammes de poisson par jour : truites, ombres communs, saumons, brochets...
Mais les dégâts faits sur les populations s’étendent au-delà des individus qui sont mangés car les attaques provoquent la mort de nombreux poissons qui ne sont ensuite pas consommés par l’oiseau : « les cormorans tuent plus que ce qu’ils mangent », indique Florian Chopart-Lallier, directeur de la Fédération.
32 cormorans comptabilisés rien qu’à Goudet, selon Lionel Martin, président de la Fédération, 800 sur toute la Haute-Loire selon Florian Chopart-Lallier.
Protection des milieux : tirs de régulation et étude d’impact
Actuellement, seule la régulation sur les eaux closes (plans d’eau, étangs) est autorisée, avec un quota défini de 150 cormorans pour l’hivernage 2024-2025. Mais suite à la parution récente d’un arrêté pris par le Ministère de l’Environnement, la régulation sur les eaux vives (cours d’eaux, rivières) qui était suspendue depuis 2022, va pouvoir reprendre.
« Nous sommes dans l’attente que cet arrêté ministériel soit décliné au niveau départemental, on l’espère pour le 1er octobre 2025 (date du début du prochain hivernage, correspondant à la période des régulations, ndlr). Il ne faudrait pas prendre plus de retard car on en a déjà assez pris. » indique Florian Chopart-Lallier.
La Haute-Loire fait partie des quatre départements à mener une étude d’impact des cormorans sur les espèces piscicoles menacées ou protégées.
« L’objectif est de disposer de données récentes et de conforter la prise d’un arrêté préfectoral de régulation sur les eaux libres. »
La Fédération insiste sur son rôle de défense des milieux aquatiques et de protection des populations face aux menaces qui pèsent sur elles.
Objectifs et orientations fédérales pour 2025
Si la régulation des cormorans constitue un sujet majeur, d'autres points on été abordés au cours de l'AG.
La pêche en plan d’eau se développe :
- de nouveaux plans d’eau ont été classés PVT (Pisciculture de Valorisation Touristique) ;
- la simplification de la réglementation pour la gestion des plans d’eau se poursuit,
- deux nouveaux plans d’eau altiligériens seront prochainement accessibles avec la carte de pêche, à Champagnac-Le-Vieux et Maubourg.
Des travaux sont engagés ou prévus :
- pour favoriser l’accessibilité PMR à certains sites,
- pour supprimer des obstacles afin de rendre sa liberté à la rivière,
- pour aménager des berges.
Une étude régionale est menée au sujet du PKD, maladie émergente qui touche les truites : des prélèvements et des analyses sont réalisés.
Le Plan Saumon, qui consiste à repeupler le territoire du Haut-Allier, continue à être porté par la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique, action pour laquelle « l’État s’est défaussé » selon les mots de Lionel Martin.
Face à l’érosion des effectifs de pêcheurs, la Fédération agit pour faire adopter « la pêche attitude » aux jeunes :
- en faisant la promotion de la pêche par le biais de communications sur les réseaux sociaux ;
- en organisant des Ateliers Pêche Nature ;
- en intervenant auprès des écoles, centres de loisirs et collectivités ;
- en participant à l'opération Pass Région qui permet le remboursement de la carte de pêche jusqu’à 30 €, pris en charge par la Région ;
- en animant la journée Junior Fishing Tour les 12 et 19 avril 2025, proposant ainsi une « compet’ comme les grands » aux 10-17 ans en deux manches sur la Borne et au Lac du Bouchet.
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