La résilience de l'économie altiligérienne

Par Clara Serrano , Mise à jour le 26/02/2025 à 06:00

Face à la presse altiligérienne, le préfet de la Haute-Loire s'est exprimé au sujet de la situation économique de la Haute-Loire. Une économie qu'il qualifie de résiliente, et de nouveau en bonne voie. 

Si les altiligériens, comme la plupart des français, ont connu ces dernières années les conséquences parfois lourdes de l'inflation, le préfet de la Haute-Loire se montre rassurant en ce 9 janvier 2025 : « J'entends la demande de certains commerçants et notamment sur la question des commerçants du centre-ville du Puy. C'est essentiel d'avoir un centre-ville actif au plan général. Mais il est vrai qu'on a la chance d'avoir une économie de la Haute-Loire plutôt résiliente par rapport au reste du pays. »

Il explique en effet que si les professionnels ont effectivement connu des difficultés, les chiffres du chômage restent stables (5,7 %), de même que celui du chiffre d'affaires moyen des entreprises. Les entrées fiscales ont, elles, augmentées de 1,6 %, alors que le nombre de dossiers de surendettement des ménages a diminué de 7 % en Haute-Loire (il a augmenté de 10 % en France), signes pour le représentant de l'État d'un contexte favorable. 

« Nous avons des bonnes nouvelles qui nous permettent d'être raisonnablement optimistes pour le futur. »

Il poursuit par ailleurs sur l'arrivée en Haute-Loire de plusieurs facteurs favorisant le développement économique de certaines zones, notamment l'arrivée de la RN 102 via une déviation qui relie désormais Brioude. Elle est ouverte depuis le 28 octobre dernier, et devrait, pour Yvan Cordier, permettre le développement du territoire.

En effet, son objectif affiché est de permettre de relier Brioude à l'A75 plus facilement, et de désengorger Arvant des poids lourds. Pour éviter des tensions liées à des inégalités de développement, le préfet affirme par ailleurs que les élus locaux souhaitent lancer une réflexion pour la mise en place d'un schéma de cohérence territoriale.

De même pour la déviation de la RN 88, dont le tribunal a confirmé l'intérêt général. Le préfet se montre satisfait de cette décision qui devrait permettre au projet d'avancer. « C'est extrêmement positif », lance-t-il avant de préciser qu'il prendra un arrêté en avril.

« Des travaux matériels, mais aussi administratifs et juridiques restent à mener. Nous allons réunir un comité de suivi environnemental le 20 février, avant le lancement de la PPVE (participation du public par voie électronique) pour permettre de préparer un nouvel arrêté préfectoral qui complètera celui d'octobre 2020, et qui intégrera au projet toutes les nouvelles données apparues depuis : les nouvelles espèces protégées, l'évolution de la consistance des travaux, etc. On aura alors une solidarité juridique très forte, donc les choses avancent très positivement. »

Il termine en évoquant le sujet épineux de la construction d'une zone d'activité à Saint-Didier-en-Velay, en plein bois de Bramard. Cela fera l'objet d'un prochain article sur zoomdici.fr.

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Vos commentaires

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1 commentaire

mer 26/02/2025 - 12:06

Encore une fois je ne comprends pas très bien : tous les voyants sont au vert et depuis quelques temps et on voudrait nous inculquer qu'une déviation au Pertuis améliorerait l'existant ? Vu l'ampleur du chantier nous n'emprunterons cette déviation que dans de nombreuses années. Donc un quelconque effet n'est pas à espérer avant. Franchement, un chantier bien moins ambitieux et à plus court terme ne serait-il pas plus judicieux ? Notez que je ne parle même pas d'environnement !!!

Quel enfumage tout ce baratin.

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