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Vals-près-le-Puy, un riverain à bout

Par nadia , Mise à jour le 18/05/2026 à 06:00

« Demain à 14 heures, je serai sur le toit de ma maison pour une durée indéterminée. » C’est par un mail envoyé à la mairie de Vals-près-le-Puy le 12 mai qu’un riverain du centre technique municipal a décidé de rendre publique sa situation après, selon lui, plusieurs années de troubles et de démarches restées sans solution durable.

Depuis plusieurs années, cet habitant de Vals-près-le-Puy affirme vivre au rythme des tracteurs, des bennes de déchets verts et d’une balayeuse municipale qu’il entend « toutes les heures » sous ses fenêtres.

Après des années de courriers, de vidéos envoyées à la mairie et de signalements à la préfecture, il assure être arrivé « à bout ».

« Je ne conteste pas le centre technique »

Le riverain raconte un conflit qui dure depuis 2013 avec le centre technique municipal situé juste à côté de sa maison familiale. Il explique qu’au départ, il acceptait la présence du site, mais qu’il serait progressivement devenu, selon lui, une « déchetterie à ciel ouvert » au milieu des habitations.

« Je peux accepter des bruits occasionnels », dit-il.

Il décrit surtout des perturbations répétées : passages fréquents de la balayeuse municipale, tracteurs manœuvrant toute la journée, bennes de déchets verts sous ses fenêtres, moteurs laissés allumés, nettoyage au karcher, vibrations et odeurs. Il dit subir ce bruit en permanence à quelques mètres de sa chambre, surtout tôt le matin ou en été, fenêtres ouvertes.

« J’ai des vidéos qui sont surréalistes. Ce n’est plus un centre technique, c’est une déchetterie à ciel ouvert. », dénonce-t-il.

Les démarches entreprises

Depuis cinq ans, il affirme avoir multiplié les démarches : échanges avec plusieurs maires et responsables municipaux, envoi de vidéos et de mails, signalements à la préfecture, discussions avec les agents municipaux et menaces d’alerter la presse ou de saisir la justice.

Selon lui, la mairie reconnaît implicitement les difficultés, mais aucune solution durable n’est mise en place. Il dit avoir obtenu parfois quelques améliorations temporaires, notamment avant les élections, mais estime que tout recommence ensuite :

« J’ai l’impression qu’on me calme quelques semaines, puis que tout recommence. »

Il explique qu’il ne conteste pas l’existence du centre technique lui-même : il accepte les allées et venues normales des camions municipaux. Ce qu’il refuse, c’est l’usage intensif du site comme zone de stockage et de traitement des déchets verts.

Il évoque aussi :

  • des odeurs d’herbe fermentée,
  • des déchets stockés au sol,
  • un fort épuisement psychologique et nerveux.

Après lui avoir conseillé d’écrire au maire afin de faire respecter la législation, la préfecture lui aurait finalement recommandé une action au civil pour troubles anormaux du voisinage. Il affirme ne pas vouloir aller au tribunal, mais considère désormais que cela devient sa seule option :

« La justice, finalement, c’est l’ultime étape. »

Quand le toit devient un moyen d’alerter publiquement

« J’ai tout fait pour être entendu, j’étais à deux doigts de monter sur mon toit. », raconte-t-il, après avoir vu plusieurs médias s’intéresser à son histoire.

Les engins et zones de déchargement se trouveraient à seulement cinq mètres de sa chambre. Les bruits, les vibrations et les odeurs le réveillent, surtout l’été, lorsque les fenêtres sont ouvertes. Il affirme également s’appuyer sur un arrêté préfectoral encadrant l’usage des moteurs et les horaires de fonctionnement : « comme pour les riverains et les entreprises, on peut faire usage du moteur, mais sur des horaires raisonnables ».

Il reconnaît certaines adaptations, comme l’arrêt du coupage de bois à 6 h du matin, mais affirme que les problèmes sont rapidement revenus.

Selon lui, les désagréments varient selon les saisons : feuilles à l’automne, tonte en été, sable en hiver, avec en permanence du bruit, des vibrations et des odeurs.

Il raconte aussi qu’un tracteur serait resté allumé plusieurs heures après le départ des agents, signe selon lui d’« aucune conscience du voisinage ». Mais la balayeuse reste pour lui le principal problème : « c’est toutes les heures ». Au dos de sa maison, il a même inscrit en grandes lettres : « stop bruit ».

Il se dit « épuisé nerveusement », « à bout » et se sent « abandonné ». Monter sur son toit serait, selon lui, une manière d’alerter publiquement.

Il assure également constater des changements ponctuels lorsqu’il alerte la mairie ou évoque une médiatisation du dossier :

« Aujourd’hui, il n’y a pas un bruit », souligne-t-il.

Mais selon lui, ces accalmies restent temporaires. À ce jour, il affirme ne plus avoir de retour de la mairie. Malgré plusieurs tentatives, la mairie de Vals-près-le-Puy restait injoignable par Zoomdici au moment de la publication de cet article. La rédaction publiera sa réaction si elle souhaite répondre.

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