Chadrac : le Forum de l’inclusion rappelle que le handicap est l’affaire de tous
Une raclette sans fromage, un cinéma sans pop-corn… c'est aussi difficile à imaginer qu'une soirée football sans pizza. À chaque grande compétition de football, les pizzaïoli voient leurs commandes grimper. Repas entre amis, livraisons, restaurants pleins à craquer : ce mois de Coupe du monde n'est pas de tout repos pour certains...
Dans les pizzerias, les matchs se jouent bien avant le coup d'envoi. Les téléphones sonnent, les commandes s'enchaînent et les plateformes de livraison s'activent. Plus que jamais, la pizza s'impose comme le plat incontournable des supporters.
Qu'elles soient dégustées à domicile, dans un bar ou devant un écran géant, les pizzas accompagnent les grands rendez-vous du football. Une tendance que les restaurateurs locaux observent année après année.
Au Golden, en centre-ville du Puy-en-Velay, Hélène et Alain Daire constatent une forte progression des ventes à emporter et des livraisons. « Un soir de match de la France, on a une hausse de 40 % des commandes sur Uber Eats. »
Les horaires des rencontres influencent directement leur organisation. « Comme les matchs sont diffusés assez tard en ce moment, c'est vraiment en fin de soirée qu'on le sent. Actuellement, on ferme un peu plus tard les soirs de match. On prend des commandes tant qu'il y en a », expliquent le père et la fille.
Les supporters s'organisent eux aussi : « On a des personnes qui commandent le midi pour être sûres d'en avoir le soir. Avant la Coupe du monde, on n'en avait pas tant que ça. » Certains repartent même avec leurs cartons sous le bras, direction les bars de la ville. « On voit des gens venir acheter des pizzas chez nous pour aller les consommer dans les bars qui diffusent le match et qui ne font pas à manger. »
Du côté de la place Cadelade, au restaurant Tifosi, qui signifie d'ailleurs « supporters » en italien, Jean-Philippe Bouquet observe lui aussi un regain d'activité. « On ressent l'impact même si l'horaire des matchs peut être un peu embêtant. Mais c'est sûr qu'on a un surplus. »
L'établissement mise également sur des retransmissions sur place. « Les gens réservent, ils viennent manger et regarder le match dans une ambiance sympa. » Et lorsque l'équipe de France enchaîne les victoires, la dynamique s'amplifie : « Plus la France gagne, plus il y a de l'engouement, ça monte crescendo. »
Pour absorber cette fréquentation supplémentaire, le restaurateur anticipe. « On met plus de personnel les soirs de match, car on s'attend à une hausse de la fréquentation. »
À Chadrac, chez Pizza Max, le constat est sans appel. « Tu vois tout de suite la différence, dès qu'il y a un événement footballistique comme la Coupe du monde, ça augmente », assure Maxime Allary, le gérant.
Une hausse qui s'explique notamment par les commandes de groupe. « Souvent, les gens se regroupent en famille ou entre amis pour les matchs. Ça peut aller jusqu'à des commandes d'une dizaine de pizzas ».
Résultat, l'activité grimpe nettement : « Une soirée classique, je suis à environ 70 pizzas. Un soir de match, on tourne autour de 100 ».
Si d'autres événements sportifs peuvent générer plus ou moins d'activité, le football semble rester le meilleur buteur. Maxime Allary, le jeune pizzaiolo, note toutefois l'arrivée d'un sérieux challenger : « Comparé à avant, le rugby a vachement pris, presque autant que le foot. »
Une évolution qui ne change rien à une évidence, parfaitement résumée par Hélène Daire : « Le foot, ça fait manger des pizzas ».