Meeting de L'Union Populaire Issoire : le choix de la gauche de rupture

Par Nathalie PIENDEL , Mise à jour le 11/03/2026 à 16:00

Temps de lecture : 4 minutes

Après le Printemps Issoirien, la Halle aux grains accueillait hier, mardi 10 mars 2026 la liste menée par Enguerran Massis, l'Union populaire Issoire. Retour sur ce meeting, dans la dernière ligne droite pour ce candidat aux municipales. 

Ce sont Enguerran Massis et sa liste Union populaire d'Issoire, notamment Valérie Goléo, militante LFI (La France Insoumise) et élue d’opposition à Issoire, qui ont pris la parole devant les habitants, à la Halle aux grains, hier mardi 10 mars 2026. 

"Si nous sommes réunis ce soir, ce n'est pas pour distribuer des promesses en papier glacé. Si nous sommes là, c'est que nous croyons à une politique du faire. Une politique de la détermination. Une politique qui ne s'excuse pas d'être pragmatique parce qu'elle s'appuie sur le travail, les dossiers, et les réalités du terrain." a ouvert le bal Valérie Goléo, avec poigne. 

Les prises de parole ont été nombreuses, notamment Marion Meunier, députée LFI du Limousin, qui a abordé des problématiques nationales et a rappelé que l'Union populaire Issoire affirmait en toute transparence son engagement politique national, décliné en local, à l'échelle d'Issoire, gage de cohérence. 

élections Issoire meeting
Marion Meunier, députée LFI du Limousin, présente lors du meeting à Issoire Photo par ZoomDici

La tête de liste en a profité pour rappeler que ses deux adversaires à Issoire n'assumaient pas publiquement, dans ce cadre d'élections municipales, leurs engagements politiques respectifs. Enguerran Massis a également insisté sur les termes de "rupture" et de "représentativité", affirmant sa casquette LFI et son désir de bousculer un système pour "une société qui remet l'humain au coeur du projet"

La loi Duplomb sur le tapis

L'écologie a également été abordée avec en premier lieu un petit tacle au maire Bertrand Barraud. "L'écologie, ce n'est pas planter trois arbres et s'afficher avec une pioche entre les mains".
Il reproche notamment au maire sortant de ne pas condamner la loi Duplomb, dans la lignée de son parti politique Les Républicains. 

Selon lui, parmi les actions réalisables contre le réchauffement climatique, le recours à des subventions pour aider à la rénovation thermique des logements. "La commune d'Issoire inscrira son action dans une vision à long terme." Avant de poursuivre :

"Ne laissons personne nous dire qu'il ne faut jamais mélanger le local et le national, car c'est cette posture confortable qui permet à certains de déplorer localement les fermetures de classe qu'ils ont eux-mêmes rendues possibles à Paris par le vote budgétaire." Enguerran Massis, tête de liste de L'Union populaire Issoire.

Une silencieuse affaire de harcèlement

Cette dernière allocution largement applaudie, le militant LFI aborde un sujet passé sous silence à Issoire et relayé dernièrement par la CGT, à savoir la condamnation d'un responsable de service de la Ville suite à des faits de harcèlement du personnel. 

"Les sanctions sont d'une gravité rare : prison avec sursis, exclusion de la fonction publique.(...) Une forme d'omertà règne à la ville d'Issoire. Quand des agents ne se sont pas autorisés à parler même anonymement, c'est que la confiance est brisée. C'est qu'ils n'ont plus foi en leur hiérarchie ni en l'écoute de la municipalité." Il poursuit : "À l'Union populaire, nous voulons une mairie où l'on travaille dans le respect et pas dans la peur."

Gratuité de la cantine, utopie ?

Évidemment, le projet phare de la gratuité de la cantine que beaucoup qualifient de mesure "utopique" a été développé par Enguerran Massis. "Comment financer la gratuité ? Mais elle est déjà financée à 70 % à Issoire. Aucun parent ne paye 10 € par jour, ce qui est pourtant le coût de revient moyen d'un repas. Les repas sont déjà largement pris en charge et il ne s'agit donc que d'étendre les aides déjà existantes". 

À ce propos, il termine : "Porter des mesures de progrès social, cela s'inscrit dans la continuité de notre histoire locale. Issoire cité ouvrière, la ville des établissements Ducellier, témoin des luttes sociales, actrice du Front populaire et des changements du 20e siècle (...) Ce passé ouvrier et résistant de la ville et du territoire, il faut le faire vivre."

 

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