Pourquoi un mouvement de contestation dans cet EHPAD de Haute-Loire ?
Face à une fréquentation en baisse du centre-ville, l’Office de Commerce et de l’Artisanat de l’Agglomération du Puy lance une étude pour comprendre les raisons qui poussent une partie de la population à éviter les commerces du centre-ville. Avec le concours d'élèves alternants, un questionnaire est disponible pour comprendre les conséquences d'un tel constat.
Ce jeudi 19 mars, l'Office de Commerce et de l’Artisanat de l’Agglomération du Puy a dévoilé une étude pour comprendre les freins qui poussent les habitants à éviter les commerces du centre-ville. Cette enquête poursuit le travail initié il y a plusieurs mois. Après la création d’un livre blanc destiné à comprendre les besoins des commerçants, c’est désormais en dehors de la ville que les commerçants vont aller à la rencontre des clients qui boudent le centre-ville.
« Il faut comprendre les freins à l'achat pour pouvoir les lever. » Hacène Djerdi
Enquête de terrain
Suite au livre blanc publié en début d’année, l’Office de Commerce et de l’Artisanat du Puy poursuit son étude de terrain pour répondre au mieux à la demande et comprendre la clientèle qui s'est tournée vers les achats sur internet. Selon Hacène Djerdi, une étude de la CCI datant de 2022 déclare que l’évasion commerciale en ligne a progressé de 27 % à 37 %.
« Il faut comprendre les freins pour les lever, il faut apprendre à mieux connaître nos clients », explique Hacène, président de l’Office de Commerce et de l’Artisanat de l’Agglomération du Puy.
Conscients d'avoir leurs propres perceptions, les commerçants souhaitent comprendre la réalité vécue par les clients. À travers l'étude proposée, les commerçants espèrent répondre aux attentes et résoudre les problématiques que les clients rencontrent : prix et facilité de stationnement, tarifs et offres de produit ou encore habitudes de consommation… autant de pistes qui seront explorées et décortiquées pour, au final, mettre en place des solutions.
À travers un questionnaire
L'enquête a été pensée et conçue pour être accessible et rapide. Deux minutes suffisent pour y répondre. Des questions ouvertes permettront à ceux qui le souhaitent de développer le sujet et leurs attentes.
« On voudrait maintenant réconquérir nos clients locaux, qui ne viennent plus en centre-ville, et mieux les comprendre pour leur apporter les réponses qu'ils attendent. » Hacène Djerdi
Les résultats permettront de valider les impressions des commerçants, mais aussi d’en déconstruire d’autres. Ils serviront surtout de base pour définir des propositions concrètes et adaptées à énoncer à la municipalité du Puy. Pour les commerçants comme pour les élus, l’enjeu est de taille : passer d’un ressenti à une approche fondée sur des données fiables. « On ne peut pas soigner sans diagnostic », explique Hacène.
À la rencontre des clients
Pour mener à bien cette étude, un partenariat a été noué avec l’école Espace Réussite. Sous la houlette de Stéphanie Anthouard, commerçante mais aussi intervenante à Espace Réussite, des étudiants en bachelor marketing et e-business ont été mobilisés pour participer à l'élaboration du projet. Une opportunité concrète pour eux de mettre en pratique leurs compétences sur un cas réel qui touche directement leur lieu de travail.
Un projet enfin dévoilé après deux mois de préparation, le questionnaire étant proposé directement sur le terrain, avec une première demi-journée qui a eu lieu ce matin sur la zone de Corsac à Brives-Charensac et une seconde au cours du mois d'avril, cette fois-ci sur la zone de Chirel à Vals-près-le-Puy.
Il est aussi disponible en ligne sur ce lien. Il se veut rapide mais laisse la possibilité aux participants de s’exprimer via des questions ouvertes, afin de cibler en priorité les personnes qui ne fréquentent plus le centre-ville. L’objectif est de recueillir entre 200 et 500 réponses pour obtenir un échantillon représentatif.
Vos commentaires
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13 commentaires
Bonjour,
Le frein principal pour venir au Puy, est que les magasins de vêtement n'ont pas toutes les tailles,surtout pour les personnes fortes (taille 48 au 52) , et n'ont pas le choix et peu de produits pour les grandes tailles
Il y avait un magasin très pratique il y a quelques années (MS) près de la mairie,et il n'a pas duré malheureusement
La mode doit être pour toutes les morphologies et internet permet d'avoir toutes les tailles
Enquête en ligne avec google forms ? Et les tableaux seront tapés avec Works sous windows 3.1 ou MS-DOS ?
Malheureusement le puy est une ville à l'arrêt depuis 2008 et elle n'est pas parti pour redémarrer pour les 7 prochaines années
La solution est tellement simple ! 1) augmenter les salaires 2) baisser les prix des produits 3) créer des parkings tous les 50m 4) couper internet sur tout le département
Pour moi, le principal frein c'est l'omniprésence de la voiture. Quel intérêt de manger ou boire un café en terrasse pour respirer des gaz d'échappement et entendre le bruit des voitures ? Comment se promener tranquillement de la Tour Pannessac à la place Cadelade avec des enfants ? Ces rues devraient être piétonnes. Des parkings existent à proximité : parking du Breuil, place Michelet, parking Carnot, parking Foch... Pour certains, cela n'oblige qu'à faire quelques dizaines de mètres à pied. Quant au boulevard, c'est une autoroute qui coupe la ville en deux. S'y balader n'y est pas agréable : voitures roulant à toute vitesse et pétaradant, moto cross, scooters. La présence de marginaux n'est pas là non plus pour rassurer.
Acheter, acheter, toujours acheter. Pourquoi faudrait-il passer tout notre temps à acheter sans besoin réel ?
On ne peut pas, d'un côté, bannir la "fast-fashion", constater que les gens surconsomment et gaspillent et en même temps vouloir les faire acheter sans cesse "pour faire tourner le commerce".
Je comprends bien qu'il y a des métiers derrière qui sont en jeu mais il faut s'adapter au besoins fondamentaux des gens : manger et s'habiller a minima. La plupart des boutiques qui ne rentrent pas dans ce schéma de l'utile (bougies parfumées, patchouli, fleurs en plastique, décoration, cailloux magiques, savons bio de luxe, CBD et j'en passe) souffrent un peu et il faut s'en réjouir : nous prenons enfin un peu conscience de l'essentiel et que les fantaisies tuent la planète
Trop de voiture sur le Breuil ne donne pas envie de flâner sur le Breuil. D'ailleurs, les devantures y ferment. Contrairement à la rue St-Gilles, piétonne et attractive jusqu'à la place du plot.
Le stationnement entre places et tarifs, encore 1,80€ pour aller chez le coiffeur aujourd'hui. Pas de choix pour les hommes en habillement et parfois des anciennes collections trouvées en outlet vendus pour des nouvelles au tarif des nouvelles. Bref manque de stationnement, absence de choix (marques, modèles, tailles,...), prix trop élevés font le bonheur des centre commerciaux et d'internet !
Consternant de voir qu'il y a encore des ânes pour pratiquer la politique du bouc émissaire.
Ce serait donc la faute du stationnement ! Ces ânes ne se rendent même pas compte que s'il était gratuit, ils ne trouveraient pas de place pour se garer à cause des voitures ventouses dont les propriétaires seraient trop content d'avoir une place pour toute la journée. Et là ... plus de clients du tout dans les magasins.
A l'opposé, les prix pratiqués dans les commerces sont-ils en adéquation avec le pouvoir d'achat des clients ? Peut-être une piste à creuser.
Pour ma part, je suis obligé de commander mon café sur internet car les commerces où je le trouvais on décidé de ne plus le vendre car trop peu de demande, soi-disant. Alors ...
1 Le stationnement, 2 le stationnement trop cher, 3 le stationnement payant même le samedi !!!
Bonjour pour moi le principal problème du manque d'attractivité des commerces du centre ville est la politique agressive de Mr Chapuis sur le prix du stationnement au puy. Y a pas photo les gens préfèrent aller à corsac ou chirel ou il est plus facile de se garer et gratuitement.
A nouveau, il a été décidé de faire du quantitatif avec un sondage classique, qui sera représentatif d'on ne sait quoi. Pourtant le but n'est-il pas de comprendre en profondeur le comportement et les motivations des clients ? Si oui une approche qualitative type focus group serait tellement plus adaptée.
Pour moi il y a beaucoup trop de voitures dans le centre ville c'est dangereux et pas du tout agréable de faire des achats en étant sans cesse frôler par des véhicules! Il faudrait également que les petites épiceries alimentaires revoient leurs prix car beaucoup trop excessif pour pouvoir y faire ses courses du quotidien.