La question du loup refait surface dans le Puy-de-Dôme

, Mise à jour le 28/01/2026 à 07:00

Temps de lecture : 2 minutes

Depuis ce début d'année 2026 trois attaques ont été constatées sur des troupeaux dans les communes de Ceyssat, Aydat et Espinasse. Dans les trois cas, l’implication du loup n'est pas - strictement - prouvée mais n'est "pas écartée" non plus, comme il est dit prudemment dans ce jargon là. Une réunion exceptionnelle s’est tenue à la préfecture pour aborder l'épineux problème. 

L'air attendrissant du loup de la pub de Noël d'Intermarché n'aura pas suffit à défendre sa cause, avec dernièrement, pas moins de trois attaques dans le Puy-de-Dôme, et il semble qu'il y ait comme... un loup dans ces histoires. 

Concrètement, chaque attaque fait l’objet d’une expertise menée par l’Office français de la biodiversité (OFB). Les éleveurs concernés peuvent prétendre à des indemnisations ou des mesures de prévention.

Prêt de clôtures électrifiées en solution d'urgence

Autour de la table de réunion : les services de l’État, la Chambre d’agriculture, les organisations professionnelles agricoles, les lieutenants de louveterie ainsi que les maires des communes concernées. L'objectif était de faire un point de situation et renforcer l’accompagnement des éleveurs touchés.

Des solutions d’urgence ont été proposées, comme le prêt de clôtures électrifiées ou un soutien psychologique et social - via la Mutualité sociale agricole.

Une cohabitation sensible

En 2025, trois cas de dommages avaient également été recensés dans lesquels la responsabilité du loup n'avait "pas été écartée" non plus. Une actualité qui ne fait qu'alimenter les inquiétudes des éleveurs. La cohabitation des activités agricoles et de la faune sauvage reste donc un sujet sensible dans le département, qui prête souvent à polémique. 

Mais l’État rappelle que "toutes les exploitations ovines et caprines du Puy-de-Dôme peuvent bénéficier d’aides pour protéger leurs troupeaux." 

AU NATIONAL, LE CADRE ÉVOLUE

Le statut du loup a récemment été modifié à l’échelle européenne, passant de « strictement protégé » à « protégé ». Une évolution qui pourrait entraîner un assouplissement des règles encadrant les tirs de défense. 

Comment ça marche ?

Le département est découpé en zones dites « cercles 2 » et « cercles 3 », selon le niveau de risque.

En 2026, 77 communes sont classées en cercle 2, ce qui permet notamment de financer l’installation de parcs électrifiés. Les récentes attaques pourraient conduire à une extension de ce zonage.

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