Du saucisson au déstockage, une nouvelle tranche de vie pour Eugène Ruard

Par HUl , Mise à jour le 20/10/2026 à 06:00

Temps de lecture : 3 minutes

Le commerce, Eugène Ruard est tombé dedans dans sa jeunesse, aux côtés de son père, sur les marchés et les foires. À 46 ans, après une pause pour se consacrer à sa famille, cet enfant du pays revient à ses premières amours avec l’ouverture d'un magasin de déstockage à Yssingeaux, ce samedi 24 octobre.

Né à Yssingeaux et installé à Saint-Maurice-de-Lignon, Eugène Ruard a décidé de continuer sa route dans le commerce. Après quinze ans dans la vente de saucissons et une petite pause, il se lance dans le déstockage et les colis perdus avec Gégène destock. Le rendez-vous est donné sur la zone d'activités du Fromental.

Derrière ce projet, une envie de se renouveler, mais aussi une conviction : donner une seconde chance à des produits encore consommables, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste une préoccupation.

« C'est ce qui m'attire le plus et ça me manquait »

Eugène Ruard n’a pas découvert le commerce par hasard. Dès l'âge de 16 ans, il accompagne son père, vendeur de saucissons, sur les marchés et les foires. Titulaire d’un BEP-CAP en structures métalliques, il choisit finalement de suivre cette voie. « Ça m’a tout de suite plu, je suis tombé dedans », raconte-t-il.

Il exercera pendant quinze ans dans la vente de saucissons avant de faire une pause pour se consacrer davantage à sa famille. Aujourd'hui, l'envie se fait sentir : « C’est ce qui m’attire le plus et ça me manquait », explique-t-il.

Pour cette nouvelle aventure, il peut compter sur Charlotte, son épouse, aide-soignante et conjointe collaboratrice du magasin, ainsi que sur leurs trois enfants, âgés de 15 à 18 ans. « Ils me soutiennent aussi à fond là-dedans. »

« La conjoncture actuelle est compliquée »

Dans son magasin de 80 m², boissons, confiseries, chocolats, biscuits, mais aussi produits d’hygiène et d’entretien se mêleront. Il nous rappelle le principe du déstockage : « Récupérer des marchandises dont les grandes enseignes ne veulent plus », évoquant des défauts de fabrication ou de packaging.

« On se rend compte que beaucoup de choses sont jetées alors qu’elles sont encore consommables », regrette-t-il.

« C’est important pour les consommateurs d’avoir des prix intéressants. On voit bien que la conjoncture actuelle est compliquée. »

Côté économies selon lui, elles pourraient atteindre en moyenne 30 %, selon les références proposées.

Des colis perdus et des projets

Autre corde à son arc : la vente de colis perdus, proposés au poids, à raison de 2 € les 100 grammes. Leur contenu reste inconnu avant l’ouverture : vêtements, objets du quotidien ou équipements multimédias, tout peut s’y trouver. Un déballage exceptionnel sera organisé au magasin le 24 octobre. Ensuite, c'est sur les foires et salons qu'on pourra les retrouver.

Pour l’heure, il n'a pas de salarié, mais il compte bien pouvoir recruter et développer son activité.

À quelques jours de l’ouverture, les journées d'Eugène Ruard semblent bien trop remplies pour stresser. Pourtant : « Quand on rentre et qu’on prend cinq minutes, on se dit : “J’espère que ça va marcher.” »

 

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