13,2 millions d’euros pour sécuriser et moderniser le pont de Haute-Loire
Pour mieux protéger les élevages contre les maladies animales, le préfet de la Haute-Loire a signé le 7 mai dernier un arrêté renforçant la traçabilité des bovins. Cette décision s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face aux risques sanitaires, notamment après des alertes liées à certaines maladies contagieuses. L’objectif est simple : mieux savoir où se trouvent les animaux et suivre plus précisément leurs déplacements afin de limiter les risques de propagation.
Les déplacements saisonniers des bovins sont particulièrement concernés. Il s’agit par exemple des transhumances, des changements de pâturages en été ou en hiver, ou encore de l’utilisation temporaire de parcelles éloignées de l’exploitation principale. Ces mouvements, fréquents dans l’élevage, peuvent compliquer le suivi des animaux. En cas de maladie, une traçabilité précise permet d’agir plus vite, d’identifier les troupeaux concernés et de réduire les risques de contamination.
Concrètement, de nouvelles obligations vont s’appliquer aux éleveurs. Certains lieux utilisés temporairement pour accueillir des bovins devront désormais être déclarés auprès du service d’identification et de traçabilité des animaux d’élevage ITAé – Service d’identification et de traçabilité des animaux d’élevage. Cela concerne notamment les pâturages collectifs, les exploitations utilisées seulement une partie de l’année, ou encore les terrains situés à plus de 25 kilomètres de l’exploitation principale. Ces lieux pourront recevoir un numéro officiel pour faciliter leur identification.
Les règles de déclaration des déplacements évoluent également. Les mouvements de bovins devront être mieux catégorisés, selon qu’il s’agit de déplacements entre exploitations ou de mouvements saisonniers vers des pâturages temporaires. Cette distinction doit permettre de mieux comprendre les trajets des animaux sur le territoire et d’améliorer la réactivité en cas de problème sanitaire.
Les éleveurs restent responsables du respect des règles en vigueur : identification des animaux, déclaration des mouvements, tenue du registre d’élevage et respect des consignes sanitaires. Ces obligations sont essentielles pour garantir la sécurité sanitaire de l’ensemble du secteur.
Pour accompagner ces changements, les services publics et les organismes agricoles locaux se mobilisent. Les éleveurs peuvent se tourner vers la DDETSPP de Haute-Loire, la Chambre d'agriculture de Haute-Loire ou encore le GDS 43 pour obtenir des informations et de l’aide dans leurs démarches.