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De ses rêves de vétérinaire à l’assainissement écologique, Kelly Ducloux a construit une voie à son image : tournée vers la nature et sans routine. Basée à Retournac, elle vient de franchir le cap des 850 installations dans trois départements, dont la Haute-Loire. À 39 ans, cette mère de trois enfants mène tout de front avec une énergie revendiquée.
Originaire de l’Allier et installée en Haute-Loire depuis quinze ans, Kelly Ducloux n’avait pourtant pas imaginé cette trajectoire. Petite, elle rêvait de devenir vétérinaire. Après une prépa en biologie, une licence en physiologie animale et des études vétérinaires qu’elle rate de peu, elle se tourne vers l’écologie et décroche un master à Saint-Étienne.
Quelques mois seulement après la fin de ses études, elle se lance dans l’entrepreneuriat. En 2012, elle devient franchisée Aquatiris, entreprise spécialisée dans l’assainissement écologique. Un choix qui réunit ses deux moteurs : l’envie d’entreprendre et celle de travailler pour la nature.
« Mon rêve de petite, c’était de devenir vétérinaire, j’ai échoué très près du but », raconte Kelly Ducloux. Loin de considérer cet échec comme une fin, elle y voit le début d’une nouvelle orientation. « Après ça, je me suis dit que ce qui me plaisait, c’était d’œuvrer pour la nature. C’est pour ça que j’ai basculé dans l’écologie. »
La rencontre avec Aquatiris agit alors comme un déclic. « Je me suis dit : waouh, dépolluer grâce aux plantes, ça coche vraiment beaucoup de cases. » Concrètement, son métier consiste à concevoir et à réaliser des systèmes d’assainissement par phytoépuration, des filtres plantés qui permettent de traiter les eaux usées.
Avec ses mots : « On connaît tous les fosses septiques, moi je vais installer un filtre planté, le plus souvent de roseaux », explique-t-elle. Une alternative agréée par l’État pour les habitations qui ne sont pas raccordées au réseau d’égout.
Kelly Ducloux accompagne également les particuliers qui souhaitent participer à leur propre chantier. « On fait beaucoup d’accompagnement à l’autoconstruction. On est dans un secteur où les gens aiment bien faire par eux-mêmes. »
Gérante de sa société, Kelly Ducloux alterne entre conception, suivi des projets, chantiers et tâches administratives. « En une journée, je peux très bien aller sur le terrain le matin et faire de l’administratif l’après-midi. C’est aussi pour ça que j’adore ce métier. »
Elle se souvient d’ailleurs parfaitement de son tout premier chantier. « J’avais 24 ans, je sortais des études et je n’avais jamais fait de chantier de ma vie. Heureusement, j’étais tombée sur des clients très sympathiques. » Une expérience qui lui a rapidement appris les réalités du terrain. « Ça a été la meilleure école. »
Quatorze ans plus tard, près de 850 installations ont été réalisées. Elle compte deux salariés. « Au début, c’était moins, mais aujourd’hui on installe à peu près une centaine de stations par an », chiffre-t-elle. Et la prochaine étape est déjà dans un coin de sa tête : « L’idéal, ça serait d’arriver à 1 000 d’ici 2027. »
Mariée et mère de trois enfants, Kelly Ducloux sait que son entreprise occupe une place importante dans son quotidien. « J’ai trois enfants qui sont ma priorité, mais c’est mon quatrième bébé », glisse-t-elle avec humour.
« C’est prenant parce que je suis gérante. Je peux passer le samedi ou le dimanche au bureau s’il y a quelque chose. (...) Mes enfants sont habitués, ils savent que le travail est très présent chez moi. »
Quand elle parvient à lever le pied, elle retrouve ce qui l’a toujours guidée : la nature. Danse, randonnée quand le temps le permet, besoin de bouger et d'être dans la nature…
« Mon mari et les gens qui m’entourent disent souvent que je ne tiens pas en place », sourit-elle. Avant de conclure, comme une évidence : « Et je pense que pour être gérante d’entreprise, il faut avoir ce caractère. »
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