En Haute-Loire, les agriculteurs dénoncent des aides insuffisantes
« Ça commence à bouillir » : plus de 500 personnes pour le climat au Puy
Temps de lecture : 3 minutesCe samedi 26 septembre, une mobilisation nationale pour le climat a rassemblé des milliers de personnes partout en France. Au Puy-en-Velay, plus de 500 personnes ont foulé les pavés de la cité ponote pour réclamer davantage d’actions face à l’urgence climatique.
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La mobilisation était nationale. Selon le site 26septembre, plus de 250 rassemblements avaient été déclarés dans toute la France ce samedi. En Haute-Loire, deux rendez-vous étaient organisés : à Brioude dès 10 h et au Puy-en-Velay à partir de 14 heures.
Dans la cité ponote, le cortège s’est élancé de la place Cadelade avant de remonter le Breuil, puis de faire demi-tour au niveau de la statue Lafayette. Des routes ont été fermées temporairement pour permettre le passage des manifestants. Le cortège a finalement rejoint la préfecture, où plusieurs prises de parole ont clôturé la mobilisation.
« Pointer du doigt nos responsables politiques »
Entre autres, France Nature Environnement 43, la CGT, la Confédération paysanne et la FSU figuraient parmi les organisations présentes. Plusieurs partis politiques, dont LFI, le PCF et Les Écologistes, avaient également répondu à l’appel. Au-delà des organisations, de nombreux citoyens avaient fait le déplacement.
Pour Guillaume Charmasson, président de France Nature Environnement 43, l’objectif est clair : « Pointer du doigt nos responsables politiques qui n'agissent pas suffisamment au vu de l'urgence climatique. » Parmi les revendications, la mise en place d’un plan d’urgence climatique.
« On est dans une cocotte-minute, ça commence à bouillir très fort »
Il renvoie notamment aux rapports du GIEC, qu’il juge « toujours plus alarmants ». En effet, les rapports du GIEC et du Programme des Nations unies pour l’environnement indiquent que la poursuite des politiques mondiales actuelles nous mène vers un réchauffement planétaire supérieur à +3 °C d'ici la fin du siècle.
« Qu’est-ce qu’on va leur laisser ? »
Comme toujours, la question des générations futures occupe les esprits et les préoccupations. Jean-Pierre Rioufrait, co-secrétaire de la FSU 43, confie : « Je pense beaucoup aux enfants, qu’est-ce qu’on va leur laisser si on ne fait rien ? »
Parmi les pistes évoquées, il cite notamment le fait de « végétaliser les rues et les places, trouver d’autres matériaux pour les trottoirs, moins de voitures, moins de polluants... ». Pour lui aussi, « il faut une prise de conscience politique et une loi qui aille dans ce sens avec des propositions claires ».
Une mobilisation au-delà du climat
La marche ne se limitait pas à la question climatique. Le vivant, la paix et la justice sociale constituaient également les trois autres axes mis en avant à l'échelle nationale.
Damien, venu de Langeac, résume ses revendications : « Plus de respect pour l’écologie, la justice sociale et la paix. Plus d’attention à l’autre, de redistribution et de meilleures décisions pour préserver ce qu’on a de plus précieux. »
Plus de 500 personnes ont participé à la marche. Le 17 octobre prochain, une mobilisation des Gilets jaunes est annoncée. Le mouvement climat du 26 septembre appelle à les rejoindre.
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