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Ce mardi 21 avril, en préfecture, la gestion de l'eau était au coeur des discussions. Une année après la visite du directeur général de l'agence de l'eau Loire-Bretagne, Loïc Obled, un accord a été signé avec la chambre d'Agriculture le département et l'agence de l'eau Loire-Bretagne.
Nathalie Cencic, secrétaire générale de la préfecture de Haute-Loire, recevait Yannick Fialip, président de la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire, Cyril Bessey, chef de service Politiques territoriales à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, et en visioconférence, Loïc Obled, directeur général de l'agence, pour la signature d’une convention dédiée à la gestion de l’eau en Haute-Loire.
Dans un contexte de vulnérabilité, le département fait face au changement climatique et à une variabilité importante de la quantité d'eau marquée par les épisodes de sécheresse de 2022 et 2023. Plusieurs axes de réflexion avaient déjà émergé l’an passé, notamment lors de la visite de Loïc Obled, d'une retenue collinaire et des dispositifs mis en place sur la commune du Bouchet-Saint-Nicolas pour assurer les besoins en eau potable.
Cette convention vise à anticiper les risques et crises à venir, à préserver la ressource en eau, en sécurisant les besoins du modèle agricole pour l'élevage et les cultures, et ainsi sortir d’une logique de gestion de crise.
« Les agriculteurs sont en première ligne face aux changements climatiques. En Haute-Loire, ils pouvaient il y a quelques années, se croire à l'abri des effets du climat. » Loïc Obled
Sur le plan économique, l’agriculture occupe une place importante en Haute-Loire et se trouve directement confrontée aux effets du dérèglement climatique. Elle doit s’adapter à une variabilité des conditions météorologiques, tout en assurant l’abreuvement des animaux et la production agricole. Comme l’a rappelé Yannick Fialip, président de la Chambre d’agriculture, « le département est l'un des premiers du sud de la Loire à avoir une production laitière », avec la présence de l’une des plus importantes usines de transformation de raclette en Europe.
« C'est dans un objectif économique de soutenir un territoire. » Yannick Fialip
Dans ce contexte, la gestion de l’eau participe au maintien d'un modèle agricole pour soutenir à la fois l’élevage et l’ensemble de la filière agroalimentaire. Loïc Obled souligne « les agriculteurs sont en première ligne face aux changements climatiques. En Haute-Loire, ils pouvaient, il y a quelques années, se croire à l'abri des effets du climat, finalement l’année 2022 et d'autres années nous ont montré que ce n'est pas le cas. »
« Si on veut des fruits et des légumes qui viennent de la Haute-Loire, il faudra de l'eau.» Yannick Fialip
La convention prévoit de renforcer la sécurisation de l’eau potable et de garantir une ressource suffisante pour les cultures, notamment pour permettre des exploitations de maraîchage, comme l'indique Yannick Fialip « en Haute-Loire, sur 12 dossiers d'installation, il y a quatre dossiers de maraîchage. »
Cette évolution implique aussi une amélioration des pratiques, avec le développement de solutions techniques comme la récupération des eaux de pluie ou une irrigation plus performante. « On essaie de faire en sorte que le sol joue son rôle d'éponge » souligne Loïc Obled.
Le projet repose sur une approche globale et intégrée de la gestion de l’eau. Nathalie Cencic rappelle ainsi « on va travailler de façon globale pour anticiper, mieux connaître, préserver et sécuriser les filières agricoles. »
L’objectif est donc d’agir à plusieurs niveaux, en combinant différentes solutions :
L’agence de l’eau entend ainsi soutenir l'accompagnement des agriculteurs dans leurs équipements d’irrigation, un appui aux collectivités pour la restauration des milieux, ou encore un soutien à des projets collectifs.
« Je pense qu'on a un besoin absolu de sortir de la gestion de crise pour bâtir les solutions de demain. » Loïc Obled
Dans un territoire de montagne aux sols peu profonds et à la topographie accidentée, où les pluies s’écoulent rapidement vers les plaines, la Haute-Loire doit s’organiser. C’est dans ce contexte que cette convention se concrétise, avec le financement d’un poste pris en charge à 70 % par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et à 30 % par la Chambre d’agriculture.
La mission portera sur la réalisation de diagnostics territoriaux, l’accompagnement des agriculteurs vers des pratiques plus économes en eau et le développement de solutions adaptées à l’échelle locale (irrigation, stockage, abreuvement, interconnexions).
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