Depuis le 2 novembre, la Haute-Loire accueille 15 docteurs juniors en médecine générale dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études médicales. Ces médecins en dernière année de formation peuvent réaliser des consultations en autonomie supervisée, avec pour objectif de renforcer l’offre de soins de proximité et de répondre aux difficultés d’accès aux médecins généralistes dans les territoires les plus fragiles.
Au total, plus de 300 docteurs juniors sont attendus en Auvergne-Rhône-Alpes à compter de cette date. Selon les chiffres communiqués par l’Agence régionale de santé (ARS), 301 stages ont été répartis dans les douze départements de la région, dont 15 en Haute-Loire. Cette nouvelle année d’internat doit permettre aux futurs généralistes de consolider leurs compétences avant leur entrée dans la vie professionnelle, tout en apportant un renfort médical aux territoires qui en ont le plus besoin.
Des futurs généralistes encadrés sur le terrain
Ces docteurs juniors peuvent assurer les principales activités d’un médecin généraliste, notamment établir des diagnostics, dispenser des soins et réaliser des actes de prévention. Leur exercice repose toutefois sur une autonomie progressive, sous la supervision d’un médecin généraliste expérimenté, agréé comme maître de stage universitaire et spécialement formé à cet accompagnement. Celui-ci doit exercer dans le même cabinet ou à proximité immédiate afin de pouvoir encadrer le jeune médecin.
Former aujourd’hui pour attirer demain
Pour la Haute-Loire, l’arrivée de ces 15 docteurs juniors constitue une contribution supplémentaire au renforcement de la médecine générale de proximité. Au-delà des consultations qu’ils peuvent assurer pendant leur stage, leur présence doit aussi leur permettre de découvrir les conditions d’exercice dans le département et, potentiellement, d’envisager une future installation. L’ARS souhaite en effet faire de cette quatrième année un levier pour attirer durablement de jeunes médecins dans les territoires confrontés à une offre médicale insuffisante.