Aux côtés du directeur académique Alain Griffoul et du conseiller régional Jean-Luc Vachelard, le préfet de la Haute-Loire Yvan Cordier a présenté les lignes de travail et les décisions prises par le gouvernement, dans le contexte des mobilisations revendicatives des lycéens en France.
« J’aimerais commencer cette conférence de presse pour rappeler la faible mobilisation de l’Acte précédent, déroulé samedi 1er novembre, souligne Yvan Cordier. Au Puy-en-Velay, nous avons quantifié 380 personnes, 50 à Brioude et seulement 20 à Yssingeaux ».
Il assure qu’il y avait « une quasi-absence » des lycéens. « Quelques slogans hostiles à la République ont été proférés, mais aucun trouble à l’ordre public n’a été constaté, ajoute-t-il. Les arrêtés préfectoraux pour interdire certains secteurs de la ville aux manifestations ont également été respectés ».
À propos des éventuelles prochaines mobilisations, « nous allons reconduire les dispositifs des forces de l’ordre ainsi que les arrêtés préfectoraux », complète Yvan Cordier.
« Nous devons envoyer un message aux commerçants ponots et aux habitants. Que le centre-ville soit un centre pacifié et serein ». Yvan Cordier
De gauche à droite. Jean-Luc Vachelard, Yvan Cordier et Alain Griffoul.
Photo par Nicolas Defay
« La cohérence des emplois du temps apparaît comme la première des revendications »
Concernant l’objet de la conférence de presse qui s’est déroulée entre les murs de la préfecture, lundi 2 novembre, pléthore d’informations ont été dévoilées. Les plus cruciales, celles issues même des inquiétudes prioritaires rapportées par les lycéens, abordent plusieurs failles.
« La cohérence des emplois du temps apparaît comme la première des revendications, éclaire l’Inspecteur académique de la Haute-Loire, Alain Griffoul. Sur les 242 lycéens de notre département qui ont participé à la contribution nationale des sollicitations, la moitié pointait du doigt ce problème ».
Une mesure indique l'application de 28 élèves maximum par classe de seconde dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis partout en 2028.
Pour réduire au possible le temps des journées scolaires, « un groupe de travail sera chargé d’examiner les modalités d’organisation de certains enseignements, notamment l’enseignement scientifique et les offres de spécialités, ceci afin d’organiser au mieux les emplois du temps », est-il soulevé.
Une pause méridienne d’une heure minimum est promise pour la rentrée scolaire 2027. L’inspecteur académique rappelle que 920 professeurs contractuels supplémentaires ont été recrutés pour pallier les absences. 500 postes seront créés par la suite.
« Dès la semaine prochaine, la direction des 13 lycées de la Haute-Loire saura combien de professeurs seront affectés à leur établissement », explique Alain Griffoul.
Parcoursup fêtera ses dix ans en 2028, année même de sa perdition
Quant à Parcoursup, il est en train de vivre ses derniers instants. « Oui, ce sera la fin de Parcoursup, répond l’Inspecteur académique. Il sera remplacé par un nouveau système d’admission pour la session 2028, construit avec les lycéens et les enseignants ».
Pourquoi ne pas l’enterrer dès la rentrée 2027 ? « Car pour changer un tel outil, il faut modifier la loi, explique le préfet, Yvan Cordier. Ce genre de chose prend du temps et de nombreuses concertations ».
En attendant, il sera proposé aux lycéens des immersions dans l’enseignement supérieur « afin d’être sensibilisés en amont aux études post-bac », précise Yvan Cordier.
Les bourses s’appuieront sur les critères sociaux affectés par l’inflation. Les repas à 1 euro des Crous évolueront dans les cafétérias et les commandes à emporter. 45 000 logements étudiants sont en cours de construction. 15 000 places supplémentaires créées dans l’enseignement supérieur d’ici 2028, dont 10 000 en BTS.
Ci-dessous, l'intervention d'Édouard Geffray, Ministre de l'Education nationale ▼