Les Volcans, groupe scolaire issoirien qui a fusionné trois écoles en une, et qui a ouvert ses portes aux élèves et enseignants à la rentrée 2025, est sous le feu des projecteurs depuis l'idée de sa conception jusqu'à son inauguration et son ouverture.
Ce projet a été voulu et conçu à la pointe de la performance énergétique, dans une démarche de développement durable, de confort et de modernité pour les enfants et le personnel.
Rien n'a été laissé au hasard dans cette construction : matériaux biosourcés isolants, système de chauffage et de rafraîchissement par géothermie et géocooling*, panneaux photovoltaïques, rétention des eaux de pluie, végétalisation, grands préaux dans chaque cour, points d'eau dans chaque classe, acoustique soignée...
Le géocooling est une technique de rafraîchissement dite "naturelle" qui consiste en l’utilisation de la température du sous-sol pour assurer le rafraîchissement d’un bâtiment.
Mais, une fois les quatre saisons passées et une fin d'année scolaire caniculaire, quel est le bilan pour cette école qui regroupe près de 300 élèves ?
28 degrés max, objectif 26
Un maximum de 28 degrés a été observé durant les épisodes de canicule par le corps enseignant à l'étage. « C'était complètement supportable, avec la circulation d'air dans tout le bâtiment, on ne ressentait pas vraiment la chaleur. » expliquent les directrices (maternelle et élémentaire) aux élus.
En moyenne 26 à 27 degrés ont été relevés sur l'ensemble du groupe scolaire durant les pics de canicule de juin, un résultat satisfaisant selon les élus municipaux, puisque le marché global de performance qui encadre cette construction garantit un maximum de 26 degrés.
Marché global de performance
Un marché global de performance est un contrat public dans lequel une collectivité confie à un même prestataire plusieurs missions liées à un projet, avec des objectifs de performance quantifiés à atteindre, comme une garantie de performance énergétique ici concernant l'école Les Volcans.
« On a encore de la marge, commente Bertrand Barraud, on sait qu'avec les marchés globaux de performance il faut compter deux à trois ans pour avoir des résultats visibles ».
Bertrand Barraud, Maire d'Issoire, et Lionel Chauvin, Président du conseil départemental
Photo par ZoomDici
Un temps d'ajustement donc, mais les enseignants sont déjà positivement surpris par la capacité de rafraichissement des lieux, et également par son acoustique. « On a une classe qui avait même oublié de sortir de la salle car les enfants n'avaient pas entendu la sonnerie ». Et la pièce qui bénéficie d'une acoustique des plus appréciées c'est la cantine, ou du moins, le self, conçu pour fluidifier au mieux le passage des élèves.
Un bâtiment écologique et économique...
Lionel Chauvin n'a pas manqué pas de saluer la municipalité d'Issoire pour son anticipation de la canicule avec la construction de cette école, que le département a subventionné, sans regret, à hauteur d'un demi-million d'euros. « Ce n'est pas une paille », précise-t-il, manifestant sa confiance en Bertrand Barraud.
Ce dernier en profite pour donner quelques chiffres alléchants. « On a divisé par quatre le coût du chauffage, et on a consommé un quart de moins d'eau grâce aux récupérateurs d'eau. On économise environ 50.000 euros par an. »
Mais qui n'échappe pas à la foudre de la carte scolaire
Les économies sont donc partout, l'école Les Volcans à peine sortie de l'œuf s'est vue privée d'une classe de maternelle cette année 2026, avec pourtant un effectif identique à l'année dernière, 89 élèves. Les démarches parfois tardives des parents pour l'inscription des enfants auraient selon la directrice un impact sur les prévisionnels et choix du rectorat.
En élémentaire en revanche, pas de fermeture, 204 élèves font leur rentrée, 20 de moins qu'en 2025, allez comprendre...