Confronté à des conditions climatiques instables et des intempéries à répétition, l'état des routes départementales, qui desservent villages et hameaux, est une préoccupation essentielle pour le département majoritairement rural.
Le jeudi 7 mai, en présence de Marie-Agnès Petit, et des conseillers départementaux du secteur, dont Michel Brun, les élus ont fait le point sur les derniers travaux en cours sur la RD535 puis sur la RD500.
« Ces chantiers montrent très concrètement l’impact des aléas climatiques sur nos routes. Notre responsabilité, c’est d’intervenir rapidement pour sécuriser les usagers, mais aussi de trouver des solutions durables, adaptées à chaque situation. » explique Marie-Agnès Petit
Circulation interrompue au niveau du Pont de l'Estaing
La RD500 qui relie Le Monastier-sur-Gazeille à Pradelles a été fermée à partir le 20 janvier, jusqu'au 5 mars dernier. En effet, les orages du 9 mars 2024 ont fragilisé le talus et la chaussée, provoquant un affaissement.
Après une première phase de sécurisation et la mise en place d’un alternat, des études géotechniques et des acquisitions foncières ont permis d’engager un projet d’élargissement de la route. C'est donc à l’automne 2025, que les premiers travaux de terrassement ont été réalisés par l’entreprise Eyraud pendant cinq semaines.
Mais la météo exceptionnellement humide de l’automne et de l’hiver a fragilisé à nouveau les talus, et la route a été de nouveau fermée à la circulation avec la mise en place d’une déviation. Les équipes du département et l’entreprise ont, en urgence, posé des blocs béton pour sécuriser la zone. La circulation a pu être rétablie en alternat le 5 mars 2026.
Selon le département, de nouvelles investigations géotechniques sont en cours, avec des essais réalisés début mai par l’entreprise Erg-Abo. Elles doivent permettre de définir une solution pérenne, notamment par la réalisation d’un mur de soutènement. Les travaux définitifs devront être conduits en période sèche, compte tenu de la forte sensibilité du site.
Affaissement important entre Lantriac et Arsac-en-Velay,
Depuis le 18 mars, la route est, elle aussi, dégradée à cause d’un affaissement important de l’accotement. Avec près de 2000 véhicules par jour, dont 3 % de poids lourds, cet axe nécessite lui aussi une sécurisation indispensable. Déjà en 2021, le département avait dû intervenir en installant des géogrilles renforcées sur ce même remblai de 22 mètres de hauteur.
Le département a engagé des travaux de stabilisation avec la circulation alternée. À la fin avril, une rive structurée a été installée, revêtue d'enrobé par l’entreprise Broc TP, afin d’éloigner le trafic de la zone fragilisée, et cela avant la réalisation de travaux plus conséquents.
Une étude géotechnique a été engagée pour trouver une solution pérenne. Les sondages effectués le 4 mai par l’entreprise Erg-Abo devraient permettre d’affiner le diagnostic, avec des résultats attendus au mois de juin.
Affaisement de l'accotement sur la RD500
Photo par DR