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Château de Saint-Vidal : requête rejetée par la justice

, Mise à jour le 13/05/2026 à 06:00

Le 24 février 2026, le tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de l’association pour la valorisation du Velay, Auvergne et Gévaudan, qui réclamait le versement de 161 278 euros correspondant au solde d’une subvention régionale accordée en 2019 pour le développement des activités scénographiques de la forteresse de Saint-Vidal.

Près de sept années avant que le verdict ne tombe. Dans un communiqué, le groupe socialiste annonce que la requête de l’association pour la valorisation du Velay, Auvergne et Gévaudan, est vaine.

Cette décision judiciaire intervient alors que, lors de l’attribution de cette subvention en 2019, l’association a pu bénéficier de près de 2,2 millions d’euros de subvention, dont 992 000 euros venus de la région.

Des pièces du dossier inéligible

À la lecture de la décision du jugement, le tribunal administratif estime que plusieurs dépenses présentées par l’association ne sont pas éligibles au titre de cette aide publique.

Selon le groupe socialiste, certaines d’entre elles ne relèvent pas de dépenses d’investissement, d’autres n'ont pas été justifiées par des pièces probantes. Le tribunal a souligné également que certaines dépenses ne se rattachent pas à l’objet de la subvention, évoquant notamment des travaux réalisés sur le bâtiment de la brasserie. Le tribunal estime également qu’il est impossible de déterminer si ces travaux s’inscrivaient dans un projet scénographique ou dans une activité commerciale privée.

Vers un imbroglio administratif

« L’argent public n’est pas une variable d’ajustement pour des projets privés mal ficelés. » le groupe socialiste

Déjà en 2019, le groupe socialiste au conseil régional avait dénoncé un dossier qu’il jugeait opaque, pointant « l’absence de plan de financement transparent », ainsi qu’un risque de confusion entre l’intérêt de l’association et celui de son président, propriétaire privé du château.

Le groupe socialiste considère que le dossier était « mal instruit » et que « les garanties apportées étaient insuffisantes. » Il dénonce également une utilisation des fonds publics « loin d’être irréprochable ».

Au moment de la publication de cet article, le château de Saint-Vidal n’a pas répondu aux sollicitations de la rédaction.

 

 

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