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Travail le 1er mai : les syndicats de Haute-Loire alertent les députés

, Mise à jour le 08/04/2026 à 16:45

L'UNSA 43, avec plusieurs organisations syndicales, a adressé une lettre ouverte aux députés pour dénoncer le projet de loi visant à autoriser le travail le jour du 1er mai, fête du Travail. Cette proposition, qui sera étudiée à l’Assemblée nationale ce vendredi 10 avril, avait déjà été présentée le 22 janvier dernier dans le cadre d’une niche parlementaire, mais n’avait pas été soumise au vote.

Dans leur courrier, les organisations syndicales — CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU — dénoncent une remise en cause du 1er mai, « seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré » et symbolique pour les travailleurs en France et à l’international.

Les syndicats mettent en garde contre les effets de cette mesure. Ils soulignent que l’ouverture du 1er mai au travail constituerait une « première brèche » et rappellent l’exemple du travail du dimanche : « une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être », alertent-ils. Le principe du « volontariat » pour travailler ce jour serait, selon eux, peu crédible en raison du lien de subordination dans les entreprises, particulièrement dans les structures de petite taille.

Urgences sociales avant la loi sur le travail du 1er mai

Les organisations rappellent également l’importance historique du 1er mai, qui commémore les luttes pour les droits des travailleurs, marquées notamment par la fusillade de Fourmies en 1891. Remettre en cause ce jour, estiment-elles, reviendrait à remettre en cause plus d’un siècle de conquêtes sociales. Elles appellent les députés à se concentrer sur « les urgences sociales : salaires, emploi, morts et accidents du travail », plutôt que de modifier le statut de cette journée.

Enfin, l’intersyndicale conclut en demandant aux parlementaires de rejeter la proposition de loi et de réaffirmer le caractère chômé et rémunéré du 1er mai.

La CGT 43 appelle à la mobilisation au Puy-en-Velay

De son côté, la CGT 43 alerte sur le coût pour les salariés si le 1er mai n’était plus payé double : selon le syndicat, cela représenterait 8 259 911 euros pour le patronat de Haute-Loire, avec des salariés obligés de travailler perdant le double paiement, tandis que les autres seraient simplement payés et chômés.

Le syndicat appelle à une mobilisation ce vendredi 10 avril à 12h devant le MEDEF, 16 boulevard du Président Bertrand au Puy-en-Velay, pour protester contre ce projet et défendre le maintien du paiement du 1er mai pour tous.

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