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Le Puy : un budget stable qui ne convainc pas totalement l'opposition

, Mise à jour le 31/03/2026 à 06:00

Après une première séance consacrée à l’installation du conseil, les élus se sont réunis ce lundi 30 mars. Parmi les sujets abordés, ils ont examiné le rapport d’orientation budgétaire (ROB), qui définit les grandes lignes du budget et ses évolutions prévisionnelles.

Lors de la séance, Caroline Barre, adjointe en charge des finances, a longuement exposé le rapport, faisant le bilan de l’année écoulée tout en présentant le budget prévisionnel et les projets à venir.

Une économie jugée stable

Le budget global des dépenses de la commune du Puy en Velay s’élève à 25,5 millions d’euros, il se décline en différents volets. Parmi eux, la charge de personnel représente près de la moitié du budget avec 12,6 millions d’euros, soit 48 % du budget pour 240 postes équivalent à temps plein. Avec plus d'un million d'euros d'augmentation depuis 2022, Caroline Barre explique « l'évolution des charges s'inscrit principalement dans le cadre des décisions prises au niveau national et notamment la revalorisation du point d'indice, de l'augmentation des retraites ».

Cependant, Saloua El Aazzouzi, élue de l'opposition, a fait part de plusieurs préoccupations et évoque la perte de 26 agents municipaux et la non-titularisation de certains agents. Elle fait le constat : « Derrière ces chiffres, la réalité est bien concrète. Moins d'agents, c'est moins de présence dans les écoles et moins d'accompagnement aux habitants », elle estime que la précarisation de l’emploi public « n'est pas rassurante ».

Des dépenses de fonctionnement courant

La municipalité a voulu maintenir un niveau de dépenses maîtrisé grâce, par exemple, à la mise en place d'un groupement de commandes pour la fourniture d'énergie. Une opération qui s'est avérée pertinente, malgré un contexte marqué ces dernières années par la hausse des coûts de l’énergie et de certaines prestations.

« La ville a su faire face aux chocs énergétiques de 2022 à 2023 sans dégrader ses finances et retrouve aujourd'hui un niveau de dépenses maîtrisé », souligne Caroline Barre.

Les charges à caractère général atteignent 7,6 millions d’euros, soit 29 % des dépenses. Elles couvrent notamment l’entretien des bâtiments, l’eau, l’achat de fournitures, les assurances ou encore les contrats de maintenance.

Entre fiscalité locale et aides publiques

Du côté des recettes, 53 % proviennent de la fiscalité directe, notamment des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties ainsi que la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. 

La commune affiche par ailleurs une épargne brute de 5,6 millions d’euros, dont environ 2,5 millions d’euros d’épargne nette. Une situation jugée « rassurante » par le maire, Michel Chapuis.

Côté endettement, celui-ci s’élève à 31,3 millions d’euros, avec une capacité de désendettement estimée à 5,7 ans, ce niveau est jugé raisonnable par la majorité municipale. Pour mener à bien de nouveaux projets tout en préservant son budget, la ville indique également vouloir continuer à solliciter au maximum les aides publiques.

Des projets en cours ou à venir

En effet, les projets ne manquent pas et la ville souhaite maintenir son soutien aux associations, ainsi qu’au CCAS et aux écoles. La majorité assure vouloir poursuivre des projets, tout en maintenant la stabilité fiscale. Caroline Barre a confirmé qu’aucune hausse d’impôts n’est prévue.

Parmi les projets évoqués figurent :

  • le projet du stade Massot, avec la rénovation du stade, de la piste d’athlétisme, du gymnase et la couverture des terrains de padel,

  • la réhabilitation de la friche Jean Solvain en logements et résidence seniors,

  • les travaux en cours à l’école Jeanne-d’Arc,

  • la modernisation du parking souterrain du Breuil.

Des critiques de l’opposition

Laurent Johanny, élu de l'opposition, a salué le ROB qui permet « des discussions ouvertes », tout en regrettant certains choix de la municipalité. Il a notamment évoqué l'augmentation des droits de stationnement pour les habitants et les commerçants tout en alertant sur une population qui se " paupérise. "

Il s’est également interrogé sur la dépendance aux subventions. Avec près de 7 millions d'euros de dotations et participations, soit 22 % des recettes de la commune, il estime que « la ville est sous le robinet » avant d'ajouter « parfois ça ne laisse pas le temps de respirer », craignant une forme d’« addiction » aux aides publiques. Il a tenu à rappeler le coût des charges d'entretien que cela engendre pour la commune.

Michel Chapuis a, quant à lui, répondu que les subventions régionales perçues par la ville ne sont pas plus élevées que celles des autres départements et que « c'est une chance»

La majorité se veut rassurante, l'opposition vigilante

La municipalité estime que la commune dispose d’une situation financière stable, avec des recettes globalement constantes, des dépenses contenues et une épargne préservée, un discours partagé en demi-teinte par l'opposition qui annonce un mandat animé au cours des conseils municipaux.

 

 

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