Le syndicat annonce l'arrivée de quatre nouveaux membres en son sein. Une équipe renforcée pour défendre "une agriculture paysanne, solidaire et résiliente, face aux défis économiques et environnementaux."
Le conseil d’administration de la Confédération paysanne Haute-Loire s’est enrichi de quatre nouveaux visages. Grégory Arbogast (éleveur à Vieille-Brioude), Anne-Gaëlle Pralong (apicultrice à Monistrol d’Allier), Loïc Caillens et Didier Vacheron (éleveurs à Chanaleilles) rejoignent ainsi les rangs du syndicat.
"Un revenu agricole digne, une souveraineté alimentaire renforcée et une transition écologique juste"
Pour la Confédération paysanne, l’urgence reste la reconnaissance des coûts de production, de la charge de travail et de la protection sociale des paysans. Parmi les priorités affichées :
- Une répartition équitable des aides PAC, favorisant le maintien d’une agriculture vivante et diversifiée sur les territoires.
- Un accès au foncier facilité, via des outils publics de stockage des terres pour soutenir les installations.
- La régulation des marchés et des prix, avec une sortie des accords de libre-échange qui fragilisent les filières locales, comme l’élevage ovin déjà mis à mal par les accords avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
- La réorientation des fonds PAC 2025 vers les Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), en priorité pour l’agriculture biologique.
- Une gestion sanitaire concertée, notamment pour la DNC (Dermatose Nodulaire Contagieuse), avec une stratégie vaccinale proactive et la fin des abattages massifs.
"Nous refusons une agriculture sacrifiée sur l’autel du libre-échange et de la compétitivité à tout prix" , rappellent les membres du CA. "Notre modèle, c’est une agriculture nourricière, ancrée dans les territoires, qui protège les paysans et l’environnement"