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Le lycée de La Chartreuse 16 mois après l'incendie

Par Fanny_Gimenez , Mise à jour le 05/03/2026 à 17:00

Le chantier au lycée de la Chartreuse à Brives Charensac avance. Près d'un an et demi après l'incendie, les parties sinistrées de l'établissement sont en cours de restauration et l'épreuve dramatique s'est transformé en aventure humaine.

 

À la suite de l’incendie du 5 octobre 2024, deux bâtiments du lycée La Chartreuse ont été gravement endommagés. Impossible de faire cours dans une partie du bâtiment principal, privant enseignant et élèves des salles de classe et d'un amphithéâtre, mais également d’une salle mise à disposition des élèves.

Pallier à l’urgence

L’incendie a emporté avec lui l'aile ouest de la bâtisse, qui comprenait 23 salles de classe, l'amphithéâtre, le centre de documentation et d'information (CDI), le learning lab et le foyer. 

« Rien de fondamental n'a changé pour eux une fois que les classes modulaires ont été installées. » Jean-François Giraud

L’établissement a dû réagir très rapidement pour garantir la continuité pédagogique des 700 élèves.  « Rien de fondamental n'a changé pour eux une fois que les classes modulaires ont été installées.»   explique Jean-François Giraud, directeur de l'établissement.

En moins d’un mois, 1 580 m² de classes modulaires ont été installés sur le verger, ce grand espace a permis de trouver une solution de repli et d'assurer le suivi des cours en un temps record. Dès les premiers jours après le drame, des cours en visio ont été mis en place avant de profiter des salles modulaires. À partir du 7 novembre, 80 % des élèves avaient retrouvé des conditions d’enseignement normales, grâce à l’engagement d’entreprises locales qui « ont été remarquables », souligne le directeur, mais également au soutien des équipes pédagogiques et administratives des collectivités.

De cette déconvenue, l’établissement a bénéficié de rénovations qui se sont avérées confortables et nécessaires. En effet, "dans son jus" depuis une quarantaine d’années, l'établissement fera peau neuve.

Les travaux devraient respecter les délais
Les travaux devraient respecter les délais Photo par Fanny Gimenez

Une rénovation énergétique et une mise aux normes nécessaires

Les dégâts considérables de l'incendie ont donné lieu à une rénovation qui allie reconstruction et rénovation : « On travaille sur la mise aux normes mais également en termes d'aspect et de confort, les élèves vont retrouver un établissement complètement neuf », indique le directeur. 

L’organisation des espaces reste proche de celle d’avant l’incendie, mais les bâtiments bénéficient désormais d’une mise aux normes complète thermique et technique avec une façade alternant bois et verre pour une meilleure gestion de la température du bâtiment, offrant un confort et une performance énergétique nettement améliorés par rapport à l’ancien bâtiment, qui datait d’environ 40 ans.

Les toitures sont achevées depuis plusieurs semaines, la plâtrerie intérieure est presque terminée, les huisseries ont été remplacées, et les installations de chauffage sont en cours avant de pouvoir couler la chape. 

« D'ici quelques semaines, on sera sur la partie peinture et création définitive des classes », communique le directeur.

Le foyer des élèves en cours de reconstruction
Le foyer des élèves en cours de reconstruction Photo par Fanny Gimenez

Les prochaines étapes concernent donc les finitions : peinture, aménagement des salles avant la réinstallation complète du mobilier. La livraison des bâtiments est prévue fin juin, avec un retrait des classes modulaires début juillet. L’objectif est d’accueillir l’ensemble des élèves dans les deux bâtiments rénovés dès la rentrée au 1ᵉʳ septembre, soit 14 mois après le sinistre.

 « On est très proche de l'existant avant l'incendie puisque nous, on a besoin d'un certain nombre de classes. »  Jean-François Giraud

Se relever plus fort

Avec un coût total de près de 4,5 millions d’euros, le lycée de la Chartreuse a pu compter sur les assurances ainsi que sur une aide de la Région et de l’OGEC.

  • 1 million d’euros pour l’installation, la location et la désinstallation des bâtiments modulaires, pris en charge à 100 % par l’assurance.

  • 3,5 millions d’euros pour la reconstruction, 73 % financés par l’assurance, 21 % par la Région et 6 % par l’organisme gestionnaire.

Elus, personnels de l'établissement et ouvriers ont fait le point sur le chantier Photo par Fanny Gimenez

Malgré le sinistre, la vie scolaire a été peu perturbée une fois les modulaires installés. Les élèves et les enseignants se sont rapidement adaptés, et l’incendie est devenu « un non-sujet » toujours selon le directeur.

« Ça n’a pas perturbé la vie de l'établissement, çà la peut-être même amélioré », explique le directeur. Enseignants, élèves et entreprises ont très vite trouvé leur place dans ce grand chantier. Tout comme les familles qui ont confirmé leur confiance à l’établissement.
Dès la rentrée prochaine, les élèves retrouveront le verger, temporairement occupé par les modulaires, et feront leur entrée dans les bâtiments modernisés.

 

Les salles modulaires occupent l'espace du verger
Les salles modulaires occupent l'espace du verger Photo par Fanny Gimenez
Les murs sont composés de vitre et de bois
Les murs sont composés de vitre et de bois Photo par Fanny Gimenez

 

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