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6 et 7 mars : le Puy-en-Velay se transforme pour les femmes

Par Fanny_Gimenez , Mise à jour le 02/03/2026 à 06:00

Désireuse de parler au nom des femmes, le collectif anime la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes. Au cours des deux journées du 6 et 7 mars, la féminité, l'égalité, la justice et la reconnaissance vont résonner tel des échos dans la ville du Puy-en-Velay.

Lanceur d'alerte, mouvement féministe, collectif citoyen, le nom importe peu, l'essentiel est le message. Associations et syndicats seront les porte-voix des femmes de France et ailleurs, de tous les âges et de toutes les confessions, pour porter les valeurs d'égalité et de parité.

Un message de solidarité internationale

Le collectif compte désormais huit organisations : quatre associations : ARCAN, le CIDFF 43, Mondo Sur, le Planning Familial 43, et quatre syndicats : CGT, FSU, Solidaires et UNSA. À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes ces organismes interpellent, en musique, en image, en mouvement. Ce moment de lutte célèbre les forces des femmes, tout en rappelant les combats à mener au-delà des frontières, comme l'explique Louise Pommeret, secrétaire FSU « La première chose pour nous, c'est de manifester notre solidarité aux femmes du monde entier, à toutes les femmes victimes des guerres, des persécutions, des régimes autoritaires théocratiques, les femmes victimes aussi des migrations forcées. » 

Un message de revendication

« On se bat pour arriver à davantage d'égalité » Louise Pommeret.

Pour le collectif, l’égalité concerne non seulement les salaires et les pensions de retraite, mais également l’impact indirect des réformes : « les femmes sont victimes aussi des budgets austéritaires puisqu'elles sont les premières salariées des services publics et puis aussi leurs principales usagères », explique Louise.

Elle se joue également dans les foyers et dans les comportements, avec un partage équitable des tâches.

Au travers d'actions menées par les associations tout au long de l'année, comme le fait le CIDFF, la prévention, la réflexion et la prise de conscience sont des moteurs qui permettent d'instaurer l'égalité. Pour l'occasion, des ateliers ont été organisés : « des adolescents qui ont pu réfléchir à des dates clés sur l'évolution des droits des femmes » explique Sarah du CIDFF.

 

Un programme en trois temps

Pour animer ces deux journées :

  • Vendredi 6 mars à 18 h 15 : ciné débat au Ciné Dyke autour du documentaire Mauvaises filles sur la maltraitance d'adolescentes, victimes de travail forcé dans les institutions du Bon Pasteur (dont une au Puy-en-Velay). Débat animé par une ancienne pensionnaire. Tarif unique de 6 euros.

  • Samedi 7 mars à 10 h (départ du théâtre) : manifestation unitaire avec déambulation sur le marché : en marchant, en chantant et en dansant. Assemblage collectif du puzzle Voix et histoires sur les droits des femmes.

  • Samedi 7 mars à 19 h (salle Coluche – Val Vert) : spectacle « 60 ans d'écoute » par la Compagnie l'Escarpée, un spectacle qui évoque le travail associatif et militant dans la transformation du féminisme.

Un message de parité « fondamentale »

Le collectif rappelle que la prévention et l’éducation restent au cœur de la lutte pour l’égalité et la protection des droits des femmes. Pour elles, jusque sur les rangs des politiques, l’égalité ne peut pas être remise en cause.

Selon le collectif, « partout où elle est au pouvoir, l'extrême droite s'en prend aux droits des femmes, droits des femmes migrantes, droits des personnes LGBTQIA+, droit à l'avortement, droit des jeunes à l'éducation sexuelle. » Cela concerne également les pouvoirs exécutifs locaux, comme les prochaines élections municipales où la parité est dorénavant instaurée dans l'entièreté des communes. Louise Pommeret explique : « On le porte dans nos mandats, y compris syndicaux, c'est toujours un idéal à atteindre », propos soutenu par Arlette Arnaud-Landau, présidente de CIDFF « où il n'y a pas la loi, il n'y a pas la parité ».

 

 

 

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