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Suppression de 60 emplois à l’Agglo... Fake news ?

Par Fanny_Gimenez , Mise à jour le 04/04/2025 à 06:00

Depuis le conseil communautaire en date du 6 mars, des bruits de couloirs résonnaient entre les murs de la Communauté d'agglomération du Puy. Il était question de la suppression en masse d'emplois dans l'institution. Sollicitée par la rédaction de Zoomdici, l'Agglo a démenti ce nombre de 60 pertes d'emplois, tout en informant, néanmoins, que "plusieurs leviers sont ciblés pour générer des économies à partir de 2025".

"Il n'est pas du tout question de supprimer 60 emplois, comme vous l'a indiqué votre source interne à l'Agglo. Face à l'équation budgétaire complexe qui exige à la collectivité de poursuivre ses efforts de sobriété, plusieurs leviers sont ciblés pour générer des économies à partir de 2025". 

La communication précise que, parmi les leviers évoqués, l'un d'eux serait : "une gestion stricte des ressources humaines qui passe par une étude des remplacements et des embauches et de possibles redéploiements de postes. Bien entendu, ceux-ci seront étudiés au cas par cas et de façon à maintenir le même niveau de service à la population". 

"Le contexte national est chaotique" et le "flou inconfortable"

Lors du dernier conseil d’agglomération du jeudi 6 mars dernier, les élus n’ont pas caché que la masse salariale de certains services serait revue à la baisse. 

Roland Lonjon, membre de la commission Culture, Événementiel, Sports, ainsi que Finances et Administration Générale, a, d'ailleurs dressé un constat préoccupant sur la situation économique actuelle.

Selon lui, "le contexte national est chaotique" et le "flou inconfortable" affectent directement la gestion des finances publiques et locales. La réalité économique s'avère stressante, avec une croissance fragile et des perspectives incertaines. Le besoin de rechercher des économies et d'optimiser les recettes est devenu alors primordial.

Un colosse aux pieds d'argile 

Dans ce contexte, la préparation du budget prévisionnel 2025 prend une tournure de prudence accrue. Roland Lonjon a ainsi insisté sur plusieurs points clés :

Dans une logique de limitation de la pression fiscale sur les contribuables, il ne prévoit prévoit d’augmenter la fiscalité. Cependant, l’agglomération devra verser 450 000 € à la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales et à l’URSSAF, avec des versements supplémentaires prévus pour les années suivantes en 2026, 2027 et 2028.

S’ajoute à cela une autre réalité. Celle de la perte de 400 000 € de recettes espérée directement liées à l’inflation.

Deux scénarios de gestion pour 2025

Le conseil d’agglomération à la volonté de faire 1,5 million d’économies avec comme prévision annoncées : 700 000 € pour 2025 et 800 000 € pour 2026. Deux scénarios ont été évoqués pour répondre à la situation budgétaire de l’agglomération.

Le premier ne permettrait pas d’envisager un telle économie pour les années à venir. Il prenait en compte le soutien aux associations et en équilibrant les investissements, 11 millions d’investissements avec un emprunt de 4 millions d’euros, "ce qui n’est pas suffisant", souffle Roland Lonjon.

"Une réduction des recours à l'intérim, une gestion plus pointilleuse des départs en retraites, des déplacements par nombre de postes"

Le second scénario est, selon lui, "réalisable si on prévoit une réduction des recours à l'intérim, une gestion plus pointilleuse des départs en retraites, des déplacements par nombre de postes".

Il ajoute aussi : "Il faut penser aussi à une diminution de subvention". L'élu n'écarte pas l'idée de diminuer, en 2026, la base minimum de la CFE à 300 000 euros. "Avec 12,4 millions d'euros d’investissements et un emprunt de 4 millions d’euros, On est quasiment sûrs de faire 700 000 € d'économie. Reste les 800 000€ pour 2026".

"Tous les services devront participer à la juste mesure de ce qu’ils peuvent". Michel Chapuis, Président de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay 

"Il n’est pas question de tout supprimer, mais de regarder au cas par cas"

Les chiffres indiqués ci-dessus qui n’ont pas manqué de faire réagir. Certains services obligent la collectivité à devoir prendre des postes intérim qui "représentent 400 000 euros pour la petite enfance, la collecte pou encore l’administratif", dixit Roland Lonjon. 

Rolond Lonjon tient à souligner "qu'on ne va pas toucher aux postes de la petite enfance qui sont les plus gros postes de l’intérim". Les réductions d’emplois devraient s’effectuer sur un nombre indéfini de postes de remplacement administratif. "Il n’est pas question de tout supprimer, mais de regarder au cas par cas", insiste-t-il.

Suppression de la navette Blavozy-Chapuzac = une économie de 180 000 euros

Il cite en exemple la fermeture de la déchetterie le dimanche matin, cela représente une économie de 74 000 €, tandis que la suppression de la navette Blavozy-Chapuzac permettrait de réaliser une économie de 180 000 €.

Le conseil d’agglomération du 6 mars dernier a mis en lumière la complexité de la situation économique actuelle et les défis à venir. Alors que la gestion des finances publiques locales se fait dans un contexte de grande prudence, la nécessité de prendre des décisions rigoureuses, de réduire les dépenses, mais aussi de préserver les services au public, sont plus que jamais d’actualité.

Le budget 2025 sera donc un exercice "d’épargne économique" avec des décisions rigoureuses à mettre en place. Au 10 avril prochain le conseil d’agglomération devrait affiner les dispositions à prendre.

 

 

 

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