Arme à feu à Espaly : les réactions s'enchainent
Depuis ce lundi 20 avril, les salariés de l’entreprise Dielh Power Electronic basée à Siaugues-Sainte-Marie se sont mis en grève pour demander des négociations salariales.
Le mouvement a débuté le lundi à 14 heures, après une assemblée générale réunissant près d’un quart des employés, dont une large majorité issue de la production. « Le bras de fer est engagé » explique Michel Aboulin, délégué de la CGT. Selon lui, la direction refuse de négocier tant que les salariés n’auront pas repris le poste.
« S'il n'y a pas un rapport de force, ils nous donnent des miettes. » Michel Aboulin
Le mouvement de grève à débuté avant les négociations, conscients du caractère quelque peu paradoxal de la situation, les grévistes assument néanmoins leur position. « Cela peut sembler idéologique, mais c’est un moyen de montrer à la direction la détermination des salariés de la production », explique le délégué CGT, avant d'ajouter « les autres années, ça n'avait pas fonctionné. »
Confrontés à la flambée des carburants, les grévistes se disent « légitime à une valorisation de la prime de transport et à l'augmentation du taux horaire.»
Les salariés demandent une augmentation générale des salaires d’environ 75 euros nets mensuels, soit près de 5 % pour les plus bas revenus de l’entreprise, ainsi qu’une revalorisation de la prime de transport et le versement d’une prime exceptionnelle « On demande une augmentation qui permette aux gens de s’en sortir », insiste Michel Aboulin.
Selon Michel Aboulin, la société Dielh ne souffre pas de problème financier. « C'est une entreprise qui tourne relativement bien puisqu'on va distribuer des dividendes de 2 millions d'euros au titre de l'exercice 2025 », souligne-t-il. Selon Michel Aboulin, la multinationale allemande explique ne pouvoir en faire bénéficier tous les sites.
« On attend tout simplement que notre direction se manifeste » Michel Aboulin
Les grévistes s’étonnent également, d'une baisse de l’enveloppe consacrée aux augmentations des salaires tandis que la masse salariale, elle, augmente. « On n'est pas des mathématiciens, mais on trouve que là, c'est complètement illogique » explique le délégué CGT.
Face à ce qu’ils perçoivent comme un manque d’écoute, les salariés ont choisi de durcir le ton. « S’il n’y a pas de rapport de force, on nous donne des miettes », affirme le représentant, justifiant le recours au débrayage avant même l’ouverture de nouvelles discussions. « On attend tout simplement que notre direction se manifeste », conclut Michel Aboulin. Le mouvement pourrait donc s’inscrire dans la durée.
Contactée, l’entreprise n’a pas souhaité répondre à nos questions.