Violente collision à la sortie du Pertuis
Un homme de 45 ans a été récemment condamné par le tribunal pour avoir multiplié les comportements dangereux sur la route entre Bas-en-Basset et Monistrol-sur-Loire, le 1ᵉʳ mars dernier. Poursuite à haute vitesse, refus d’obtempérer, fuite à pied… Seul un tir de "taser" a pu l’arrêter.
Le 1ᵉʳ mars 2026, vers 21h45, les gendarmes sont alertés par des automobilistes : une Peugeot 208 blanche zigzague à vive allure sur la route départementale, frôlant les véhicules et les piétons. Une course poursuite s'engage et malgré les injonctions, le conducteur feinte l’arrêt avant de repartir brutalement devant les gendarmes. Après avoir garé son véhicule, il tente de s’enfuir à pied, un objet à la main. Les gendarmes, craignant pour leur sécurité, utilisent leur pistolet électrique. Une bombe lacrymogène est retrouvée dans sa poche. Bilan : poignet et clavicule fracturés après une chute pendant sa cavale.
Interpellé, l’homme refuse le dépistage d’alcoolémie. Son fils, témoin clé, raconte : son père avait bu bière et whisky chez ses grands-parents à Riotord, avant de se rendre à La Ricamarie. « Il en parlait comme d’une béquille », confirme-t-il. De retour chez son fils, le père lui réclame de l’alcool. L’ambiance dégénère et son fils lui demande de quitter le domicile. Il exprime qu’il était déçu, triste de ne pas dormir chez son fils. « Je ne me suis pas reconnu », avouera-t-il plus tard, imputant son comportement à « l’alcool fort bu dans l’après-midi, qu’il ne supporte pas ».
Le présumé, père de deux enfants, est livreur à son compte depuis 9 ans. Il a quitté l’école pour faire un apprentissage en carrosserie, en maçonnerie puis il passe ses permis CACES et débute son entreprise de livreur indépendant qu'il exerce depuis neuf ans. Ce père de deux enfants vit avec sa mère, atteinte comme lui de lupus, une maladie chronique. « C’est compliqué à gérer quand votre corps se retourne contre vous », confie-t-il. Mais c’est son rapport à l’alcool qui inquiète le plus. « Être alcoolique, c’est boire tous les jours », rappelle le ministère public, soulignant son déni.
Son casier judiciaire compte déjà quinze mentions, dont une condamnation en septembre 2025 pour des faits similaires liés à l'alcool.
Reconnu coupable, il écope de douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire sur trois ans, quatre mois d’interdiction de repasser le permis, et l’obligation de suivre un dispositif AED (Alcool Éthylotest Départ) qui impose l’utilisation d’un éthylotest anti-démarrage sur son véhicule pour éviter toute récidive.