"Les territoires de montagne ne demandent pas de privilèges"

, Mise à jour le 11/04/2026 à 19:00

Temps de lecture : 3 minutes

Jean-Pierre Vigier, député de la Haute-Loire et président de l’ANEM (Association Nationale des Élus de la Montagne), a présenté hier à l’Assemblée nationale une proposition de loi transpartisane intitulé « Pour une montagne vivante et souveraine ». Ce texte, fruit d’un an de travail collectif, vise à donner aux territoires de montagne de nouvelles marges de manœuvre pour leur développement.

Jean-Pierre Vigier, président, Frédérique Espagnac, secrétaire générale et sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, et Xavier Roseren, vice-président et député de la Haute-Savoie, ont présenté cette proposition qui s’inscrit dans la continuité des travaux menés en 2025 pour un « Acte III Montagne ».
Ce projet a été co-signé par 122 députés issus de différents groupes politiques. Son objectif ? Refonder le contrat territorial entre la République et les zones de montagne, en reconnaissant leurs spécificités.

Lors de la conférence de presse de présentation

Le texte repose sur deux axes principaux :

Territoires de montagne ?

Les territoires de Montagne représentent environ 10 % de la population française, soit 7 millions de personnes. La loi identifie 7 massifs (Alpes, Pyrénées, Massif central, Jura, Vosges, Corse, et le massif armoricain pour certaines zones).

1. Garantir l’accès aux services essentiels

  • Éducation : adaptation obligatoire des seuils d’ouverture et de fermeture de classes pour éviter des transports scolaires longs et dangereux.
  • Santé : instauration d’un temps maximal d’accès aux soins et déploiement de transports sanitaires aériens dans les zones les plus enclavées.
  • Gouvernance : création d’une commission « Montagne » au sein des intercommunalités pour défendre les intérêts des habitants.
  • Eau : développement de retenues collinaires partagées (sécurité, agriculture, eau potable, pastoralisme…).
  • Mobilités : maillage de bornes de recharge rapide pour des déplacements décarbonés.
  • Urbanisme : assouplissement des règles d’urbanisme pour favoriser l’aménagement des zones de montagne.

2. Renforcer la souveraineté économique et agricole

  • Agriculture : valorisation des produits de montagne pour soutenir l’emploi local et la souveraineté alimentaire.
  • Forêts : soutien aux filières bois et aux outils de transformation de proximité.
  • Urbanisme et Tourisme : sécurisation du droit de construction à proximité des zones bâties et protection de l’accès aux chemins de randonnée balisés.
  • Solidarité amont-aval : création d’un fonds de solidarité où les territoires d’aval contribuent au financement des ouvrages de prévention des inondations situés en amont.

Une reconnaissance des spécificités

Jean-Pierre Vigier insiste : « Les territoires de montagne ne demandent pas de privilèges, mais la reconnaissance de leurs spécificités, qui contribuent à la résilience de la Nation. »

 

La proposition de loi doit désormais être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

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