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Le secteur privé de la santé, du sanitaire, du social et du médico-social "continue de se dégrader". Le recrutement selon les syndicats devient de plus en plus complexe. Pour ne rien arranger, la création de la CCUE (Convention Collective Unique et Étendue) entraînerait "une réduction des acquis sociaux".
Les salariés du secteur public se sont rassemblés devant la Maison départementale de l’autonomie, ce mardi 1er avril 2025, pour exprimer leur mécontentement.
Une centaine de personnes étaient ainsi présentes, unies au sein d'une intersyndicale. Les syndicats FO, CGT et CGT-CGC avaient appelé à cette mobilisation pour dénoncer la création de la CCUE (Convention Collective Unique et Étendue). À Paris, des représentants syndicaux ont également manifesté devant le ministère concerné.
Un constat alarmant
Il existe encore de nombreuses inégalités dans le secteur de la santé en France. Selon les postes occupés, les conventions collectives varient, apportant leur lot d’avantages et de contraintes. « Nous faisons le même métier, mais nous n’avons pas les mêmes droits », déclare Vanessa Pontvianne, secrétaire de l’action sociale du département.
Les syndicats soulignent les disparités entre les salariés exerçant des fonctions similaires. Par exemple, tous les postes ne bénéficient pas de la Prime Ségur, bien que les salariés effectuent les mêmes tâches, comme c'est le cas pour les aides à domicile.
Les conditions de travail se détériorent pour les employés, impactant les usagers
Cette dégradation empêche un accompagnement de qualité, comme en témoignent plusieurs exemples. À la maison de retraite de Brioude, désormais gérée par l'Association Hospitalière de Saint-Marie, seuls deux employés assurent la surveillance des 100 résidents la nuit, déplore Christophe Exbrayat, secrétaire de FO pour la santé privée dans le département.
La CGT a également pointé le problème en évoquant l'Association de Maisons de Retraite Associatives Privées de Haute-Loire (AMRAP 43), qui regroupe plusieurs EHPAD dans la région. Cette association annonce une baisse d’environ 10 % des salaires.
« La qualité de l’accueil et des conditions de travail des salariés, tout cela pour des objectifs lucratifs, c’est le prix à payer pour des jeunes en situation de handicap »,
L’Abée de l’Épée, institut pour enfants handicapés, indique qu'elle a dû faire face à une augmentation d’ouverture et du nombre d’enfants à accueillir sans augmenter le nombre de personnels, compromettant ainsi "La qualité de l’accueil et des conditions de travail des salariés, tout cela pour des objectifs lucratifs, c’est le prix à payer pour des jeunes en situation de handicap".
« Cette convention unique ne vise qu’à casser nos droits et précarise les salariés »
Les syndicats dénoncent la CCUE, « Le social se déshumanise », affirment-ils. Selon eux, la CCUE entraînerait une mutualisation des conventions collectives, avec des propositions de conditions de travail largement régressives :
"La perte de la notion d'ancienneté et de diplôme, la diminution des jours de congés, l’allongement des journées de travail à 12 heures et la possibilité de semaines de 48 heures, l’annualisation des horaires avec une flexibilité extrême et instable, la réduction du temps de repos entre deux journées, passant de 11h à 9h.... Verser la Prime Ségur à tous les salariés, sans exception, et assurer un financement public suffisant."
Les manifestants expriment leur mécontentement : « On nous fait des propositions de misère », lancent-ils en chœur. Les représentants syndicaux concluent : « Cette convention unique vise à casser nos droits et à précariser les salariés. » Ils énoncent aussi leurs principales revendications.
La manifestation a ensuite pris la direction du rond-point devant la Maison départementale de l’autonomie, où les participants ont brandi leurs drapeaux, scandant des slogans de mobilisation et de colère. La police a régulé la circulation, et quelques échanges cordiaux ont eu lieu entre les manifestants et les automobilistes.
Vos commentaires
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3 commentaires
Il semble utile d’unifier et simplifier ces conventions collectives.
Afin de se positionner, il serait bon de connaitre le nombre de jours de congés et de repos de ces professionnels. Je trouve par exemple qu’il est plus juste de rémunérer un professionnel sur ses compétences, ses diplômes que sur son ancienneté.
Car n’oublions pas que ces « acquis » sont financés par les contribuables, alors « oui », s’ils sont justifiés et « non » s’ils ne sont ni évalués, ni justifiés.
Il est clair que deux employés pour assurer la surveillance des 100 résidents la nuit à la maison de retraite de Brioude est scandaleux, on est tous concernés et la pression des ARS pour passer la gestion à des gros groupes (ici l’Association Sainte-Marie) n’a pas d’autre objectif que celui de faire des économies de soins sur les résidents et le personnel
Voilà concretement les effets d'une politique de droite!