Les sénateurs de Haute-Loire votent contre la loi sur l’aide à mourir

, Mise à jour le 29/01/2026 à 07:52

Temps de lecture : 2 minutes

Le Sénat a rejeté ce mercredi 28 janvier la proposition de loi visant à créer un dispositif d’aide à mourir, renvoyant le texte à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture à partir du 16 février. Sur les 348 sénateurs, seulement 122 ont voté pour, contre 181 qui se sont prononcés contre. Parmi eux, les deux représentants de la Haute-Loire, Olivier Cigolotti (Les Centristes) et Laurent Duplomb (Les Républicains), ont voté contre le texte.

Laurent Duplomb a explicité sa position dans un communiqué récemment, affirmant que « la mort ne peut être considérée comme un soin ». Pour le sénateur LR, l’euthanasie et le suicide assisté ne relèvent ni de la médecine ni de la solidarité nationale, et pourraient fragiliser les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, malades ou dépendantes.

« Dans le désarroi, certains pourraient être amenés à choisir de mettre fin à leurs jours, non par liberté, mais par résignation », explique-t-il. Il insiste également sur le rôle central des soins palliatifs, qu’il défend fermement : « Je suis profondément favorable au développement des soins palliatifs. C’est précisément pour ne pas affaiblir cette stratégie que je choisis de ne pas prendre part au vote sur les différents articles du texte, tout en votant contre le projet dans son ensemble ».

Le détails des votes du scrutin du 28 janvier 2026 sur l'ensemble de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir >ici<.

Un débat national toujours vif

Le rejet du texte par le Sénat intervient après un débat houleux, marqué par la mobilisation de l’aile conservatrice de la droite et des centristes. Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat, avait appelé à refuser le texte, emportant l’adhésion d’une majorité. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a regretté ce rejet, rappelant que l’aide à mourir répond à une aspiration profonde des Français et que l’Assemblée avait trouvé un large accord sur ce sujet.

Promesse présidentielle du second quinquennat d’Emmanuel Macron, cette loi vise à encadrer le suicide assisté et l’euthanasie, sans employer explicitement ces termes. Les députés reprendront l’examen du texte en partant de la version adoptée au printemps 2025, dans l’espoir de trouver un compromis face à l’opposition du Sénat.

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