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Les habitants de Grazac ont (con)cassé les oreilles des Chaspuzacois

, Mise à jour le 27/11/2020 à 05:53

Les habitants de Grazac s'étaient donné rendez-vous à 20 heures ce samedi 25 octobre 2014 devant l'école de Sansssac-l'Église pour organiser un convoi de voitures jusque chez Michel Joubert, Président de la Communauté d'Agglomération et maire de Chaspuzac. La raison de cette drôle de manifestation ? Le projet de transfert d'un concasseur dans la zone d'activité du Martouret. Les habitants n'en sont pas à leur coup d'essai puisqu'ils avaient mis leur lotissement à vendre en signe de protestation.

Le quartier bloqué
Le convoi, constitué d'une cinquantaine de voitures d'après les forces de l'ordre, près de 120 d'après les manifestants, a pris la route au rythme des klaxons. Arrivés sur place, les protagonistes ont pris d'assaut le quartier résidentiel en bloquant les voies de circulation. Plus d'une dizaine de gendarmes répartis dans tout le village attendaient les manifestants pour éviter tout débordement. 

" Il va nuire à notre santé "
Le président de l'association, Mickaël Rolland, nous a expliqué : " Les choses stagnaient au niveau de nos politiques donc mercredi dernier, on a décidé d'organiser cette manifestation pour maintenir la pression et arriver à nos fins ". Le concasseur, ils n'en veulent pas : " Il va être proche de nombreuses habitations, d'écoles et d'autres entreprises. Il va nuire à notre santé, à notre tranquillité et à la valeur du patrimoine immobilier. On ne veut pas empêcher les gens de travailler, on veut un avenir économique décent pour cette zone ".

Pour se faire entendre
C'est en tout état de cause que les manifestants sont venus armés de casseroles et de louches pour jouer une véritable cacophonie devant le domicile du Président de la Communauté d'Agglomération du Puy. " Il nous dit qu'un concasseur ne fait pas de bruit ni de poussière alors on lui montre le contraire avec de la farine et des casseroles. On n'est pas venu pour casser, juste pour se faire entendre ", nous a t-on expliqué.

Une heure de concert improvisé
Les protagonistes nourissaient un petit espoir de pouvoir échanger avec Michel Joubert mais ont trouvé porte close à leur arrivée. Au bout de quelques dizaines de minutes, un volet s'entre-ouvre de quelques centimètres. Les contatestataires espèrent que le maire de Chaspuzac va venir à leur rencontre mais non, le volet se referme puis plus rien. Après cela, les musiciens d'un soir continuent gaiement à taper sur leurs casseroles en ne se laissant pas démotiver par les averses de pluie. Il est 21h30 quand le mouvement se désamorce.

L'association se félicite néanmoins d'avoir réussi à rassembler autant de personnes de Sanssac-l'Église et de Saint-Vidal après avoir lancé une pétition qui a reccueilli près de 600 signatures. Les organisateurs du mouvement attendent une réaction de l'agglomération mais surtout une solution. 

Ce lundi matin, Michel Joubert nous a contacté pour nous donner sa version des faits : " J'ai déjà rencontré à trois ou quatre reprises les responsables de l'association et je leur ai confirmé que je cherchais une solution qui puisse les satisfaire. On y travaille mais ça ne peux pas se faire du jour au lendemain. Le dialogue est toujours ouvert comme il l'a toujours été. Ce qui me gène plus, c'est qu'ils ont des arguments plutôt infondés. Mais je ne suis pas là pour la polémique, je suis là pour trouver des solutions. Je ne vais pas défendre des cas particuliers, je veux une solution qui permette à l'entreprise de se développer normalement et qu'on mette fin à cette polémique stérile. Samedi soir, j'avais fait savoir que s'ils voulaient me rencontrer, j'étais prêt. Ils ne l'ont pas souhaité, c'est tout. S'ils veulent un rendez-vous, ils le demandent et je les recevrai " .

E.J. 

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