Une enquête du Collectif Déclic Citoyen

C'est par le biais d'un communiqué de presse que la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire a affirmé son opposition totale au projet de centrale photovoltaïque sur une surface de 30 hectares à Saint-Germain-Laprade. Explication sur ce sujet qui risque d'échauffer longtemps les esprits.
Petit résumé de l'affaire... Fareva La Vallée, spécialisée dans la fabrication de principes actifs pharmaceutiques, emploie actuellement 230 salariés. Face à l'augmentation des coûts de l'électricité et par souci de responsabilité écologique, l'idée d'un parc photovoltaïque a germé fin 2022.
Les panneaux photovoltaïque qui devraient recourir pas moins de 30 hectares seraient installés sur la zone classée PPRT. "On n'empiète pas sur du foncier, aucune entreprise ne peut s’y installer, c’est une zone perdue", affirme Nicolas Hugonnet de l'entreprise Fareva.
Pour les élus de la Chambre, "il est impensable de sacrifier des terres agricoles, en particulier celles présentant un potentiel de production, au profit d'un projet de cette envergure", vitupèrent-ils à travers un communiqué chaud bouillant.
Ils continuent en ces mots : "Les terrains envisagés pour cette installation sont des prairies naturelles exploitées pour une récolte de foin et déclarées à la Politique Agricole Commune (PAC). Ces surfaces doivent donc bien être prises en compte comme des surfaces agricoles. La perte de la production de fourrage serait préjudiciable pour la pérennité de l’exploitation agricole".
"La conversion de ces prairies en une centrale photovoltaïque aurait des conséquences néfastes pour l’exploitation agricole en réduisant la production de fourrage, au détriment de la pérennité de l’exploitation agricole". La Chambre d'agriculture 43
"La souveraineté énergétique ne doit se faire au détriment de la souveraineté alimentaire"
Dans un contexte où la souveraineté énergétique est un enjeu majeur, la Chambre d’Agriculture met en avant l’importance de ne pas sacrifier la souveraineté alimentaire.
Les élus agricoles rappellent la loi suivante : "La législation dite APER du 10 mars 2023, permet un développement de l’agrivoltaïsme. Ce type de projet permet l’installation de panneaux photovoltaïques tout en maintenant une production agricole sous les installations. La loi impose que l’emprise des installations soit réduite et que les panneaux soient espacés de manière à ne pas interférer avec l’activité agricole en place".
"La Chambre d'agriculture est défavorable au projet photovoltaïque en l'état de 30 ha sur St-Germain Laprade"
Pour terminer ainsi : "Afin de cadrer et accompagner ce type de projet, la profession agricole a élaboré une doctrine départementale pour encadrer les projets agrivoltaïques, dans un souci de respect de l’activité agricole et de préservation des terres, qui exclue le photovoltaïque au sol sur les terres à forte valeur ajoutée. Si nous sommes d'accord pour établir un dialogue constructif, la Chambre d'agriculture est défavorable au projet photovoltaïque en l'état de 30 ha sur St-Germain Laprade".
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5 commentaires
Le syndicat qui retourne sa veste si facilement!
Rien pour soutenir les agriculteurs victimes de la destruction de leurs terres avec le projet de faire une autoroute Geneve/Lyon/Toulouse/Espagne via la RN88!
Le syndicat qui prone toujours plus de pesticides alors que ses produits chimiques génèrent des maladies/cancers chez les enfants, les paysans...
Quand on connaît la politique de la FNSEA/Chambre/ministère on peut s'interroger sur leur conception de la souveraineté alimentaire. Alors nous sortir ici cet argument c'est hallucinant. De plus n'avoir aucune considération pour les agriculteurs de St Hostien, le Pertuis qui verront disparaître bien plus d'ha de bien meilleure valeur pour du goudron, cela confirme l'absence de discernement.
La chambre d'agriculture de Haute-Loire, c'est à dire en réalité la fnsea, est beaucoup moins réactive quand il s'agit de "sacrifier" des terres agricoles à forte valeur ajoutée pour l'autoroute Waucquiez sans aucune considération pour les paysans ni l'environnement ! 30 hectares de panneaux (avec des moutons dessous) c'est autant de moins pour les pesticides chers au sénateur Duplomb !
C'est bizarre, les agriculteurs ne disent rien quand ce sont des lotissements entiers qui sortent de terre. Il est vrai que dans ce cas les terrains sont vendus beaucoup plus cher.
Il est parfaitement possible de mettre des chèvres et des moutons sous ces panneaux. Ce ne sont donc pas des terrains perdus pour l'agriculture. Contrairement à un lotissement.
Merci à la Chambre d'agriculture d'avoir fait le job.