Trois conventions signées pour préserver cette forêt de Haute-Loire
Le Service Eau et Assainissement de Haute-Loire Ingénierie, rattaché au Département, a dévoilé son rapport sur la qualité des cours d'eau en Haute-Loire en 2025. Selon les données recueillies, un tiers de ces cours d'eau est en bon état.
Vous ne le saviez peut-être pas, mais il existe en Haute-Loire 40 stations de mesures de la qualité des eaux. En 2025, ceux-ci ont procédé à 301 prélèvements sur 25 cours d'eau le long de la Loire, l'Allier et leurs affluents. Après une année 2023 sèche, une année 2024 pluvieuse, 2025 a mieux correspondu aux normales pluviométriques, bien que le taux d'assec ait été le troisième plus élevé depuis 2012. Alors, quel bilan ?
Ce rapport sur l'année passée indique que près d'un tiers des analyses des stations ont relevé une eau en bon état. Un chiffre à prendre avec des pincettes : l'eau peut aussi être classée en "très bon" état. Cependant, une partie conséquente des prélèvements montre des eaux de qualité moyenne, médiocre, voire, dans de plus rares cas, mauvaise.
Pour évaluer la qualité de l'eau, les spécialistes emploient plusieurs paramètres : température, acidité, taux d'oxygène et de polluants, nutriments et bilan de la faune aquatique. Sur les affluents de la Loire, 60,6 % des eaux prélevées sont en bon à très bon état écologique. 25 % sont en moyen état, et 15 % sont classées "médiocres". Sur ces cours, la température de l'eau est majoritairement bonne, mais le taux de nutriments est trop faible pour les poissons et autres invertébrés (57 % de présence).
Les relevés sur l'Allier et ses affluents (Ance de Limagne, Virlange, Gourlong) sont plus rassurants : "85,7 % des [42 prélèvements] sont en bon à très bon état écologique physico-chimique".
Les nitrates, éléments provenant des engrais, des déjections animales, de stations d'épuration ou encore d'effluents industriels, sont dangereux pour la consommation de l'eau. Une eau doit en effet en contenir moins de 50 milligrammes par litre (mg/L) pour être jugée potable. Les nitrates contribuent également au développement d'algues qui limitent l'oxygène disponible dans l'eau pour les autres poissons.
En Haute-Loire, les taux de nitrates observés vont de 0,25 mg/L à 33 mg/L. Toutefois, le niveau de faune aquatique est très moyen : "Seulement 16,7 % des stations suivies en 2025 [dans le bassin de l'Allier] sont en bon état [...] pour la biologie". Dans le bassin Loire-Lignon, 36,4 % des cours présentent une vie aquatique correcte.
D'un point de vue global, le pourcentage de cours d'eau en bon état sur le territoire altiligérien tend à la baisse, selon le rapport. Sur le plan écologique, on retrouve des cours en mauvais état près de certaines villes (voir carte ci-dessus) : Brioude, Langeac, Yssingeaux, Monistrol-sur-Loire.
À la publication de ces résultats, la présidente du Conseil Départemental, Marie-Agnès Petit, s'est exprimée : "Face aux effets du changement climatique, nous devons continuer à agir collectivement [...] Mieux connaître l'état de nos rivières, c'est mieux les préserver et préparer ensemble un partage durable de la ressource en eau".
Vos commentaires
Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire