La Haute-Loire en vigilance jaune aux orages ce lundi
Grâce aux mobilités Erasmus, les élèves des établissements secondaires appartenant au Pôle d'Enseignement Public d'Yssingeaux (PEPY), voyagent au travers de toute l'Europe. Ils sont quelques centaines à avoir déjà franchi les frontières altiligériennes grâce à ce dispositif.
Qu'ils soient issus de troisième, de la formation hôtellerie restauration, voire de seconde générale, tous s'accordent sur le fait que leur voyage fut une expérience mémorable et une manière d'approfondir certains acquis. A telle enseigne que la plupart semblent partants pour une nouvelle aventure, source d'épanouissement.
Ces projets d'ouverture ont d'ores et déjà été l'occasion pour eux de parfaire leur maîtrise de la langue de Shakespeare. En effet, selon Maïa et Ethan, en seconde générale au lycée Emmanuel Chabrier, "on a beaucoup progressé dans la langue pendant les cours", auxquels ils ont pris part sur place
Leur professeur encadrante, Karen Reymond précise "il s'agit avant tout de projet pédagogique" à part entière. Les élèves ayant d'ailleurs comme thème de travail au travers de cette expérience, "la comparaison des systèmes éducatifs".
"En Suède , des cours de couture, cuisine ou menuiserie".
Ludmila, Zoélie et Célia du collège Jean Monnet ont pu constater que les élèves norvégiens n'ont par exemple "pas beaucoup de devoirs en comparaison avec les classes françaises". Par ailleurs les après-midi sont consacrés au "sport, à savoir que les élèves sont libres de faire ce qu'ils veulent comme activité". Les contenus des formations de nos voisins nord européens notamment, peuvent parfois sembler très en décalage avec ce que les étudiants français connaissent.
Maïa et Ethan font d'ailleurs part de cela en ce que les enseignements en Suède peuvent se consacrer "à la couture, la cuisine, ou la menuiserie, aussi bien pour filles que pour les garçons." Ils ajoutent que "chaque élève avance à son rythme, via des cours n'excédant pas 1h20, et qu'en fonction des cours, les classes ne sont pas identiques."
Face à cette flexibilité apparente, les "relations entre les professeurs et les élèves" n'en demeurent pas moins qualitatives, tout comme celles entre élèves puisque "des soirées sont également organisées après les cours."
D'autres us et coutumes...
Lors de ce moment d'échange, les élèves ont tenu à partager nombre d'anecdotes rocambolesques, à l'instar de cette coutume selon laquelle "les Suédois ne consomment pas de bonbons d'autres jours que le samedi exclusivement" selon Maïa tout comme "sont affichées chaque semaine, au sein de leur établissement, des photos des élèves ayant performé dans un domaine". Ethan fit part de son étonnement quant au dîner servi "vers 16h45".
Plus de cent élèves ont parcouru l'Europe
Bien que le programme Erasmus au sein de l'Europe soit en place depuis 1987, il a connu de multiples évolutions. Ce dispositif permet la mobilité des étudiants du continent, à l'image d'environ "100 collégiens de Jean Monnet, depuis 2011", selon M. Chapuis, enseignant et référent du programme au sein de l'établissement.
Noa et Maé, élèves de la filière Hôtellerie Restauration du lycée Chabrier ont bénéficié d'une immersion de "cinq semaines en Belgique au domaine des Hautes Fagnes" comme l'explique Charline Denise, leur professeure. Outre l'apprentissage elles ont pu s'initier à de nouvelles technologies amenées à se développer dans leur domaine, via les "pads, un système de connexion entre la salle et la cuisine".
"On a envie de repartir"...
La volonté des élèves de renouveler l'expérience ne fait aucun doute, tant les bienfaits découlant de ces échanges entre pays sont significatifs. Mais cela demande un engagement conséquent de la part des équipes d'enseignants chargées du projet. En effet, même si le dispositif Erasmus permet d'alléger les coûts, il faut tout de même organiser le voyage, dénicher des familles d'accueil, faire "appel à des connaissances, démarcher des établissements susceptibles d'accueillir les élèves".
Face à cette lourdeur administrative patente, Thibault Gauthier, directeur du lycée Georges Sand appelle à davantage de "synergie" entre les établissements constituant le PEPY, pour les futurs projets de mobilité. Des élèves de cet établissement sont d'ailleurs actuellement en partance, notamment en Croatie, quand d'autres rentrent du Chili.