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Alors que la saison de la pêche à la truite réouvre bientôt, l’Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA) du Puy-en-Velay a organisé récemment une brocante de matériel de pêche à Vals-près-le-Puy. Parmi les exposants présents, Lionel Cognasse tenait un stand particulier pour apprendre aux visiteurs à construire leur propre canne.
Achat ou simple curiosité
Avec l'ouverture annoncée de la truite le 14 mars, les passionnés de pêche ont pu se rendre dès 8h au salon pour faire leurs emplettes. Outre ce poisson, c'était plus largement tous les types de pêche qui étaient représentés dans la salle du préau de Vals-près-le-Puy. Cannes, moulinets, leurres, mouches, bouchons, et autres étaient proposés à des prix intéressants.
L'événement attirait autant des personnes avec une liste de course plus ou moins précise que des curieux. C'est par exemple le cas de Patrice Joubert, pêcheur à la truite depuis une quarantaine d'années. "C'est ma passion. [...] Je cherche une bonne affaire".
Qu'ils soient néophytes ou expérimentés, les visiteurs ont également pu échanger sur la pratique avec les différents exposants. Echanger, c'était justement le but de Lionel Cognasse, 57 ans, venu présenter la pratique du "rod-building".
Construire et personnaliser sa propre canne
"Je suis tombé dans la rod building" Lionel Cognasse
"[Je suis parti] d'un constat simple, je ne trouvais pas ce qui m'allait dans le commerce. Je suis arrivé, via les réseaux, à découvrir la création de sa propre canne, faire ce qu'on veut, comme on veut, régler ses poignées comme on veut, les anneaux comme on veut. Je suis tombé dans le rod-building. Depuis 2016 je monte mes propres cannes" nous raconte Lionel.
Autodidacte, il est également entré en contact avec le site internet de vente et de conseil de rodbuilding : Rodhouse. Depuis lors, il est ambassadeur bénévole de la marque.
"Alors rodhouse, c'est un site qui est sur la France. C'est le seul importateur de blank, la tige carbone, l'âme de la canne à pêche. Et sur cette tige carbone, on va venir coller du liège, de l'EVA (mousse compressée), du carbone. [...] Après on peut la designer, lui faire ce qu'on veut. On va s'amuser, donner un nom à la canne, dessiner des feuilles d'olivier ... On va toucher pratiquement toutes les catégories"
Un travail de passionné qui peut prendre une dizaine d'heures par canne, en prenant en compte les temps de séchage. Les prix peuvent varier d'une centaine d'euros à plus de 300.
Communiquer sa passion
Le travail principal de Lionel est de donner de la notoriété à cette pratique, ainsi que les raisons de sa passion.
"C'est la liberté de dire : je fais ce que je veux"
"Ce qui est très satisfaisant c'est de prendre des poissons avec sa canne, pas la canne de monsieur tout le monde, mais la canne que l'on a montée. [...] On fait ce qu'on veut en fait. C'est la liberté de dire : je fais ce que je veux".
Outre les raisons de sa passion, Lionel communique aussi sur l'activité en elle-même. En plus des différents forums et salons, il souhaite à court terme, se rapprocher des écoles de pêches.
"On fait beaucoup de bidouille. On récupère des vieux morceaux de cannes. On va usiner des matériaux à l'épaisseur du blank (tige de la canne). [...] On le place sur une perceuse, on met une tige filetée puis on va s'amuser avec du papier de verre, on va le faire tourner. [...] Comme tout pêcheur, il arrive de casser du matériel. Donc à un moment ou à un autre, il faut savoir aussi réparer son matériel."