Nouvelle présidente au tribunal administratif de Clermont-Ferrand
Le conseil municipal s'est réuni, ce 14 avril 2026, pour aborder principalement les orientations budgétaires pour 2026, avant le budget primitif, qui sera présenté le 27 avril prochain et soumis au vote des élus.
Le maire d'Issoire, Bertrand Barraud, rappelle en début de séance ces trois moments clés concernant le budget dans une année. Le rapport, qui permet d'avoir une vue d'ensemble et « d'échanger » autour de ce qu'il appelle des « prévisions budgétaires», ceci avant le 27 avril, marquera le vote de ce budget. Puis le vote du compte administratif (compte N-1), permet de faire le bilan, voir ce qui a réellement été dépensé ou encaissé durant l'année.
Le Maire, au nom de sa majorité, et comme souvent, rappelle la gestion saine et efficace des finances issoiriennes depuis 2014. Précisant « on est meilleurs en compte administratif qu'en budget ».
Autrement dit, la gestion réelle des finances est meilleure que la prévision, avec notamment, concernant les dépenses de fonctionnement, un montant de recettes plus élevé que celui des dépenses, permettant à la Ville de constituer une épargne brute de 2,6 millions d'euros.
Cette épargne est utile par exemple pour le remboursement de la dette de 22 millions, mais peut servir de levier en vue de nouveaux investissements.
Comme le précise Bertrand Barraud, les recettes sont, par exemple, « les loyers, les repas au restaurant municipal, les entrées à la saison culturelle » etc. Quant aux dépenses - de fonctionnement toujours - elles comprennent pour moitié le salaire des agents municipaux.
Il était notamment question dans ce conseil de débattre autour des garanties de la prévoyance, dont la collectivité prend en charge 50 % de la cotisation. Enguerran Massis, conseiller à l'opposition (Union populaire Issoire) a tiqué à ce sujet.
Il demande alors à la majorité « pourquoi » si les finances sont saines et les résultats "excellents" « ne pas participer à hauteur de 100 % ? »
Une proposition faite également par Marie-Pierre Schönfeld et Philippe Laville (Printemps Issoirien) qui souhaitent « renforcer la participation de la collectivité aux mutuelles et à la prévoyance ». La réponse du maire fut aussi brève que négative, « c'est largement suffisant ». Fin du débat.
Les prévisions budgétaires ont bien sûr été abordées, les taux d'imposition, qui ne vont pas augmenter pour ce qui est de la part de la municipalité. Rappelons que le montant des impôts locaux dépend de taux fixés par l'Etat et par la collectivité. L'Etat peut décider d'augmenter le taux, c'est la revalorisation. La collectivité peut, elle, en revanche, soit baisser ce taux, pour compenser une hausse de l'Etat, soit l'augmenter, ou ne pas le toucher, c'est le cas ici à Issoire.
Pour les investissements, Pomel et sa restructuration sont inscrits au budget 2026 mais seulement à hauteur d'1 million d'euros, ne s'agissant pour le moment encore que d'études sur le bâtiment et ses abords.
La réfection de la piste d'athlétisme à Albert Buisson va, elle, coûter également 1 million d'euros. « On va la refaire de A à Z dans sa profondeur, pas seulement un revêtement » précise le maire. Des demandes de subventions sont en cours avec déjà une participation de la région et la Dotation de Soutien à l'Investissement Local (DSIL).
D'autres dépenses sont liées à des travaux, certains déjà faits, d'autres à venir, et d'autres encore en cours comme la réfection de la toiture du gymnase Pierre de Coubertin. La réfection et la végétalisation des cours d'école vont se poursuivre en 2026, ainsi que des travaux voirie habituels et des aménagements liés à l'accessibilité.
Dans le budget pèsent également les subventions à l'Office de commerce pour l'émission de chèques-cadeaux notamment, les subventions au CCAS avec plus de 900 000 euros et celles aux associations, d'environ 1 million d'euros, notamment les associations sportives qui en touchent la moitié.
D'autres dépenses en cohérence avec la campagne de Bertrand Barraud sont au programme, les priorités de ce mandat, le rappelle-t-il, sont notamment de renforcer la sécurité via la vidéo-surveillance, des équipements pour les policiers municipaux (gilets pare-balles, caméras piétons) et de la formation.
Mais également l'éclairage public, avec l'objectif de n'avoir que des ampoules led pour l'ensemble de la commune. L'installation de panneaux solaires au restaurant municipal a également été évoquée.
Quelque chose en tout cas qui n'aura pas coûté cher, comme l'a rappelé Bertrand Barraud, c'est le nouveau rond-point route de Parentignat, avec une végétalisation by le département, et des lettres de l'ancien nom de la ville, grandeur nature "YSSOIRE" confectionnées par les élèves du lycée professionnel Henri Sainte-Claire Deville. Philippe Laville, conseiller municipal d'opposition (Printemps Issoirien), en profite pour rappeler que le conseil n'a pas été consulté pour cette initiative, comme d'autres, salon du chocolat, retour du carnaval...
« La démocratie commence par le partage de l'information », rappelle-t-il.
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