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Jugée mardi 8 septembre devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay, une femme devait répondre de 27 infractions commises entre octobre 2025 et juin 2026. Vols, violences et menaces ont fait 25 victimes.
La prévenue, déjà condamnée par le passé et en état de récidive légale, comparaissait pour une succession de faits commis en Haute-Loire. Parmi les victimes, des élus, des pompiers et des policiers.
Derrière ce dossier, une situation personnelle particulièrement fragile. Suivie en psychiatrie et placée sous curatelle, la femme souffre notamment de troubles dépressifs et bipolaires. Sa dépendance à l’alcool a également été largement évoquée lors de l’audience.
Arrivée en Haute-Loire pour se rapprocher de sa mère malade, la prévenue explique avoir connu de mauvaises fréquentations. Durant plusieurs mois, les infractions se multiplient.
Elle est poursuivie pour des achats réalisés avec un chéquier volé et des vols dans un supermarché. Plusieurs particuliers, dont des personnes vulnérables, ont également été victimes de vols à leur domicile. Téléphones, ordinateurs, télévision, chéquier et carte bancaire figurent parmi les biens dérobés.
Les secours et les forces de l’ordre, ainsi que la maire et l'adjointe de sa commune de résidence, ont aussi été confrontés à des épisodes de violence. Appelés alors qu’elle menaçait de se défenestrer, des pompiers auraient été menacés avec un couteau. Des policiers auraient également fait l’objet de menaces. Une perquisition à son domicile a permis de découvrir deux répliques de pistolet.
Mère de deux enfants, dont une adolescente de 16 ans, la prévenue n’a plus l’autorité parentale sur son fils de 7 ans, placé en famille d’accueil.
Son enfance a été marquée par un environnement familial difficile, avec un père alcoolique, une mère malade et un frère violent. Elle connaît des épisodes suicidaires dès l’adolescence. Elle est suivie depuis plusieurs années en psychiatrie et bénéficie toujours d’un accompagnement en addictologie.
Pour le ministère public, la récidive et le nombre de victimes justifiaient une réponse pénale ferme. Le parquet a requis deux ans de prison, dont six mois avec sursis probatoire, ainsi que la révocation de six mois d’un précédent sursis.
La défense a, de son côté, insisté sur les troubles psychiques et la dépendance à l’alcool, estimant qu’une prise en charge médicale devait accompagner la réponse judiciaire.
Le tribunal a finalement condamné la prévenue à 18 mois de prison, dont 12 mois avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de soins. Six mois d’un précédent sursis ont également été révoqués. Il lui est enfin interdit de se rendre au domicile de ses victimes.
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