« Même si effectivement le temps n’est pas très ensoleillé, nous attendons entre 6 000 et 8 000 visiteurs sur les deux jours du week-end », affirme Yves Coffy, l’un des vice-présidents de l’association organisatrice.
Il ajoute : « Et ceci, malgré une production de pommes qui a énormément chuté. »
Plus précisément, les pomiculteurs accusent une perte de 40 % de leur production. « La météo a été très sèche cette année », se désole une productrice du département ligérien.
« Il faut remonter à 2003 pour voir une telle hécatombe. Cette année-là, la grêle nous avait décimé les trois quart de nos vergers », une productrice de la Loire.
« Un délice ! »
Malgré tout, si moins de pommes il y a, la qualité est au rendez-vous. D’après les dires de personnes interviewées au hasard sur l’évènement, elles ne sont pas déçues.
« Je ne loupe jamais une édition, partage Josiane, une habitante en terre de Polignac. Regardez comme elles sont belles ! Mes préférées sont les pommes Canada que j’utilise beaucoup pour les préparations comme les tartes, et au four avec du miel. Un délice ! »
Christian aussi est un résident et un habitué du coin. « J’achète quatre ou cinq cagettes à chaque fois, lance-t-il. J'en garde une pour moi et je distribue les autres à la famille et aux copains ».
« L’avantage de ce fruit est qu’il se garde longtemps si on le stocke dans un endroit frais et sombre. Et on peut les préparer de bien des façons ». Christian
« On a l’impression de boire directement une pomme ! »
Quant à la famille Bertrand, forte de trois enfants hauts comme trois pommes, c’est pour le jus issu de l’antique pressoir de 1940 qu’elle est là. « Déjà, c’est chouette de voir cette vieille machine écraser les pommes et produire le jus, montre Caroline, la maman. Et puis, nous sommes certains de l’authenticité du jus qui a un goût merveilleux ! On a l’impression de boire directement une pomme ! »
Selon Yves Coffy, 4 000 litres de jus sont produits sur les deux jours, confectionnés avec 8 tonnes de pommes.
Outre le roi des fruits qui a régné comme chaque année en cette manifestation acidulée, une vingtaine de stands jouait aussi des coudes sur le plateau de Chambeyrac. Châtaignes d’Ardèche, cidre de la Loire, fromage, charcuterie et lentilles de Haute-Loire… les papilles des milliers de visiteurs sont littéralement tombées dans les pommes.
Le jus de pomme provient directement du pressoir presque centenaire.
Photo par Nicolas Defay