Un témoignage haineux de Jacqueline une commerçante ponote agée de 81 ans a enclenché une réaction de certains élus de la liste "Le Puy en commun". Ils ont décidé de saisir le procureur de la république pour incitation à la haine.
Voici leur communiqué :
"L'ensemble des conseillers de notre groupe a immédiatement demandé la saisine du procureur de la République. Si les propos attribués à la personne qui témoigne sont avérés, ils sont d'une gravité extrême. Ils sont ignobles, abjects et n'ont pas leur place dans notre République.
Le racisme n'est pas une opinion! Il fracture notre société, s'attaque à la dignité humaine et menace les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui fondent notre démocratie.
Nous constatons avec une profonde inquiétude la banalisation et la progression des discours racistes dans notre ville, comme partout en France. Cette montée de la haine ne peut être combattue par le silence, l'indifférence ou la complaisance. Elle exige une réponse politique claire, une condamnation sans ambiguïté.
Cette banalisation du racisme n'est pas le fruit du hasard. Elle est aussi alimentée par la libération d'une parole haineuse, encouragée depuis plusieurs années par certains responsables politiques qui, pour des calculs électoraux, choisissent de flatter les peurs, les préjugés et les instincts les plus primaires plutôt que de rassembler. À force de faire du rejet de l'autre un argument politique, ils contribuent à légitimer des discours qui, hier encore, étaient unanimement condamnés.
Nous avons interpellé M. le Maire sur cette situation lors du conseil municipal du 23 avril 2026 qui a minimisé ce constat de montée des actes et paroles raciste. Nous attendons que la municipalité soit à la hauteur des enjeux et affirme sans équivoque que le racisme n'a pas sa place dans notre commune.
Notre groupe restera pleinement mobilisé pour combattre toutes les formes de racisme et de discrimination. Nous serons toujours aux côtés des victimes et nous ne laisserons jamais les discours de haine s'installer ou se banaliser. Face au racisme, il ne peut y avoir ni neutralité ni compromis."
Abdelhak Aghzaf, Chloé Alibert, Laurent Johanny, Saloua EL AAZZOUZI, Fabien Surrel.