Lors de son assemblée générale, l’association Justice et Partage – France Victimes 43 a dressé un constat préoccupant de la situation dans le département. En 2025, 1 130 victimes ont été accompagnées par la structure, témoignant d’une activité soutenue et d’un besoin croissant d’accompagnement.
Parmi ces situations, plus de la moitié concernent des violences intrafamiliales, incluant les violences conjugales. Un chiffre qui met en lumière l’ampleur de ces faits dans la sphère privée. L’association souligne également la part importante des mineurs parmi les victimes : 238 jeunes ont été suivis, soit plus de 21 % du total. Dans la moitié des cas, les infractions se déroulent au sein même du cadre familial, révélant une réalité particulièrement préoccupante.
Face à cette évolution, l’association renforce ses actions de prévention sur le territoire. Des interventions sont notamment menées dans les établissements scolaires en partenariat avec l’Éducation nationale, mais aussi au sein de clubs sportifs. Ces dernières sont déployées sur le territoire de Lafayette avec le soutien du Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR). L’objectif est de mieux prévenir les violences, en particulier les violences sexuelles, et de sensibiliser à la fois les jeunes et les encadrants.
Pour assurer un accompagnement global des victimes, Justice et Partage – France Victimes 43 s’appuie sur un réseau partenarial étendu regroupant services de l’État, forces de l’ordre, établissements hospitaliers et acteurs sociaux. Cette coordination permet une prise en charge sur l’ensemble du territoire.
Budget 2026 : des outils judiciaires menacés
L’association alerte par ailleurs sur les inquiétudes suscitées par le projet de loi de finances 2026. Celui-ci prévoit une réduction des enquêtes sociales rapides, considérées comme des outils essentiels à la prise de décision judiciaire. Une évolution qui pourrait fragiliser l’accompagnement des situations les plus sensibles.
Dans le même temps, les services d’aide aux familles enregistrent une progression des démarches volontaires. La médiation familiale et les espaces de rencontre sont de plus en plus sollicités, traduisant un besoin accru d’accompagnement dans les situations de conflit.
Enfin, l’association poursuit ses actions de prévention de la radicalisation. Elle participera à une journée de sensibilisation destinée aux professionnels, organisée le 2 juin au Centre Pierre Cardinal, en partenariat avec l’ARS. L’inscription est gratuite, dans la limite des places disponibles.