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Le Puy : nouvelle imagerie de pointe contre les cancers et les maladies cardiaques

, Mise à jour le 27/04/2026 à 06:00

Le Centre d’Imagerie Nucléaire (CIN) du Puy-en-Velay s’agrandit avec l'arrivée de deux nouveaux équipements de pointe pour renforcer la prise en charge des cancers et des maladies cardiaques, et élargir l’accès aux soins dans la Haute-Loire.

La découverte des nouveaux locaux et équipements s’est déroulée en présence des médecins du CIN, de l'hôpital Émile Roux et de la clinique Bon secours, des élus ainsi que du personnel médical. 

Une offre de soins élargie pour les patients

Jusqu’à présent, le centre réalisait déjà des examens de scintigraphie. Cependant, certains actes de médecine nucléaire plus spécialisés n’étaient pas effectués sur place. Les patients devaient se rendre à Saint-Étienne pour bénéficier d’examens comme des petscans, ce qui impliquait des déplacements parfois lourds dans des parcours de soins déjà complexes.

« Un petscan unique dans la région altiligérienne, qui va déjà rendre de grands services aux patients en leur évitant des trajets d'1 h à 1 h 30. » Eric Gremillet, docteur du CIN

La nouvelle extension de 418 m² permet désormais l’installation de deux équipements de pointe : une caméra TEP-TDM numérique et une gamma-caméra cardiaque CZT. Ces appareils renforcent les capacités de diagnostic en oncologie, neurologie et cardiologie.

Visite dans les nouveaux locaux du CIN
Visite dans les nouveaux locaux du CIN Photo par Fanny Gimenez

La médecine nucléaire, une imagerie différente

La médecine nucléaire utilise deux approches complémentaires : d’une part, des rayons sont envoyés depuis l’extérieur du corps. D’autre part, les médecins injectent au patient un radiotraceur. Une molécule spécialement conçue pour cibler un organe précis.

« Cette molécule, elle va aller plutôt sur l'os, le coeur, la thyroïde, ou encore le poumon ... en fonction de la molécule qu'on choisit. On lui accroche un atome radioactif qui lui va émettre un rayonnement. » Eric Gremillet

Une fois dans l’organisme, ce traceur se fixe sur les tissus concernés et émet un rayonnement capté par des détecteurs appelés gamma-caméras pour obtenir ainsi des images du fonctionnement des organes permettant de repérer plus facilement certaines anomalies.

Des équipements dernier cri

Parmi les technologies utilisées figure le PET-scan ou Tomographie par Emission de Positions, un examen particulièrement important dans la lutte contre le cancer, pour diagnostiquer mais également effectuer le suivi des soins.

Dans le cas du cancer, « ce traceur va aller se fixer et nous permettre de visualiser les zones de l'organisme, les organes, les cellules qui sont très avides de glucose », explique le docteur Gremillet, et ainsi repérer des zones malades. Le PET-scan permet ainsi de diagnostiquer certains cancers, d’en évaluer l’extension et de suivre l’efficacité des traitements. 

Une seconde gamma-caméra spécialisée en cardiologie, destinée à la scintigraphie myocarique ( coeur) doit également être installée au cours de l'année 2026, afin de renforcer la prise en charge des maladies coronariennes.

La gamma-caméra dédiée au scintigraphie myocardique
La gamma-caméra dédiée au scintigraphie myocardique Photo par Fanny Gimenez

Un investissement de plus de six millions

La réalisation de cette extension représente un investissement de près de 6,8 millions d’euros réalisée grâce au financement du groupe privé du Centre d'Imagerie Nucléaire. Elle marque une nouvelle étape dans le développement du centre et dans l’amélioration de l’offre de soins en Haute-Loire.

Un groupe pionnier en médecine nucléaire

Installé depuis 2001, le groupe du CIN compte également deux centres à Saint-Étienne et à Roanne qui traite en moyenne près de 30 000 patients par an.

Face à l’augmentation du nombre de patients, venus parfois des confins de la Haute-Loire ou de la Lozère, le centre médical a investi dans ces équipements de pointe. Avec près de 4 000 prises en charge en 2025, les nouveaux équipements devraient permettre d'augmenter progressivement les consultations pour atteindre les 10 000 patients par an.

Les six médecins actuellement en exercice au sein du centre devraient bientôt être rejoints par un septième praticien afin de faire face à l’augmentation de l’activité.

Le Petscan déjà en fonction
L'imposant Petscan déjà en fonction Photo par Fanny Gimenez

"La continuation de cette aventure renforce l'attractivité du centre hospitalier Émile Roux "

Avec cette extension et l’arrivée de ces nouveaux équipements de pointe, le Centre d’Imagerie Nucléaire du Puy-en-Velay confirme son rôle dans l’amélioration de l’accès aux examens spécialisés et permet « la continuation de cette aventure qui renforce l'attractivité du centre hospitalier Émile Roux sur l'ensemble de la région Haute-Loire » conclut Eric Gremillet.

Eric Gremillet présente l'extension du Centre d'Imagerie Nucléaire
Eric Gremillet présente l'extension du Centre d'Imagerie Nucléaire Photo par Fanny Gimenez

 

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