Si les médias attendaient une annonce quant aux prochaines élections municipales qui arrivent à grands pas, c'est perdu. "L'objet de ce rendez-vous presse n'est pas ce qu'il va se passer dans six mois, car le mandat actuel court toujours", tranche l'élu minoritaire, Laurent Johanny.
Avant d'ajouter : "Nous voulons dire que nous sommes là et que nous serons toujours là pour défendre certains dossiers ou s'opposer à d'autres".
"Il est clair que la majorité est aux abois et se rabougrit"
Aux côtés de Michelle Chaumet et de Fabien Surrel, Celline Gacon étant excusée en raison de santé, Laurent Johanny a dressé un bilan terne de l'année écoulée entre les murs de la mairie ponote. "Nous restons mobilisés sur les conseils municipaux et communautaires avec les inquiétudes qu'on peut avoir".
Il précise en sens, en mentionnant l'exemple de la CFE, taxe qui a mis le feu dans toutes les boutiques du Puy-en-Velay : "Il est clair que la majorité est aux abois et se rabougrit. Elle est totalement déconnectée du terrain, pilotée en grande partie par la Région et ses subventions".
Une dette de 30 millions d'euros
Sur le sujet des finances, il révèle un constat assez déroutant : "La ville du Puy retrouve le niveau d'endettement qu'elle avait durant l'année 2000. À savoir 30 millions d'euros !"
Il indique : "C'est normal qu'une communauté investisse. Mais se retrouver avec un tel endettement est extrêmement inquiétant".
"La majorité ne va pas chercher sur le terrain ce que veulent vraiment les habitants"
Michelle Chaumet et Fabien Surrel indiquent, par ailleurs, des dysfonctionnements de démocratie. "Pour l'allée du Breuil qui a été refaite récemment, les travaux avaient déjà commencé que nous n'avions toujours pas débattu du sujet".
Ils poursuivent : "Il y a des inaugurations par ci, par là, mais bien peu de choses sont faites pour l'intérêt des ponots parce que la majorité ne va pas chercher sur le terrain ce que veulent vraiment les habitants".
Avenir écologique : "La ville n'est pas préparée à faire face"
Sur l'enjeu écologique, les élus minoritaires sont unanimes. "Rien n'a été traité ou seulement pour faire du greenwashing", affirme Laurent Johanny.
Fabien Surrel de compléter : "Réfléchir sur le long terme à ce propos, semble impossible pour la majorité. Et il est certain que la ville n'est pas préparée à faire face. Elle a été bétonnée pendant des années. Et à présent, ils commencent à réfléchir à la "débétonner".
"Il faut que l'entre-soi cesse"
La transparence des dossiers et des décisions municipales et communautaires a aussi été mis sur la table.
"Il faut que l'entre-soi cesse, lance Laurent Johanny. En 2014, le problème de transparence était déjà une forte inquiétude des élus minoritaires. Les dossiers en cours (à l'instar de l'affaire du marché public ausculté par le Parquet National Financier, Ndlr) a mis en exergue ce grave problème ".