Depuis quelques temps un vent de mécontentement secoue le canton de Loudes. La cause ? Le projet d'implantation d'un Intermarché dans la zone d'activités (ZAC) Les Combes, commune de Chaspuzac. Les petits commerces ont décidé de faire front en organisant, ce samedi matin, une réunion dans l'arrière boutique de la boulangerie de Loudes.
Habitants partagés, commerçants remontés
Peu avant le rassemblement, nous nous renseignons auprès des habitants : tous ont connaissance du problème mais les avis sont partagés. Certains voient là un gain de temps pour faire leurs courses, et d'autres, la mort certaine des petits commerces. Un peu plus tard nous retrouvons quelques représentants de l'association des commerçants de Loudes partagés entre la colère et l'incompréhention. Au total, 25 commerces de Loudes, de Vazeilles ou encore de Fix-Saint-Geney font partie cette l'association.
Peu d'informations en l'absence de discussion
Les membres de l'association sont convaincus que l'étude de marché ne peut pas aboutir sur un projet viable puisqu'il faudrait que la grande surface gagne 800 clients par jour avec un panier moyen de 120 euros, ce qui n'est pas envisageable au vu du nombre d'habitants. Ils demandent par ailleurs plus de transparence dans ce dossier. Mécontents d'avoir appris la nouvelle dans les journaux huit jours seulement avant la vente du terrain à l'enseigne, ils déplorent de ne pas avoir pu discuter du projet en toute intelligence avec les responsables.
Incompréhension, questionnement et inquiétudes
Cette problématique n'est pas sans rappeler le refus du déplacement de Super U dans la zone de Saint-Germain-Laprade. Alors une question demeure dans l'esprit des commerçants : Pourquoi refuser le déménagement d'une enseigne, en prétextant une concurrence alors qu'on autorise l'implantation d'une autre sans se soucier des conséquences sur les commerces des villages alentours ? Il convient de noter que les surfaces entre les deux projets n'ont rien de comparable.
Lisa, représentante des commerçants de Loudes nous fait part de ces craintes.
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Le risque de licenciement fait également frémir des chefs d'entreprises qui s'inquiétent du devenir de leurs employés dans ce cas précis : " Il y a des personnes sans permis, parfois sans formation ou proche de la retraite, que deviendraient-ils ? Et c'est sans compter les apprentis qui risqueraient de ne pas pouvoir passer leurs diplômes ". La représentante clarifie les risques pour les emplois :
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Face à tant d'inquiétude, l'association est décidée à prendre un avocat pour se défendre : " On ne se laissera pas faire, tant pis si ça nous coûte du temps et de l'argent ".
E.J.