30h pour créer et sécuriser un site web : défi relevé par ces étudiants
Si le lieu se doit de rester secret, les loutres, mal-aimées et pourchassées par certains, ce sont dans les eaux froides de notre fleuve, proches de la cité ponote, qu'elles ont merveilleusement pris la pause.
Pascal Pugnère et ses deux acolytes, Alain Mauviel et Michel Vernaudon, sont des gens vernis. Les trois compères ont réussi à immortaliser ces petites créatures, véritables fantômes fugaces. Le genre de vision qu'on perçoit du coin de l’œil et qui disparaît aussitôt le temps de tourner la tête.
Une maman et ses deux enfants
C'est le 6 janvier, jour de froid extrême où le mercure flirtait avec les moins 13 degrés, que Pascal Pugnère, grand amoureux de la nature, a fait cette rencontre improbable.
Sur les bords gelés du fleuve Loire, à quelques encablures de ville anicienne, elles étaient là. Des loutres d'Europe, insensibles aux éléments glacés, s’égayant dans le courant et sur des îlots givrés.
"Il était précisément 8 h 20, le mardi 6 janvier quand j'ai eu cette chance de voir cette maman, accompagnée de ses deux loutrons", partage le photographe. À la question de savoir où ont été immortalisées les magnifiques créatures, Pascal Pugnère a tout de suite fait savoir qu'il ne révélerait pas cette information, "par peur que des personnes mal intentionnées puissent leur faire du mal".
En France, la loutre n’a qu’un seul ennemi, l'humain. Il fut un temps où on les chassait pour leur fourrure et parce qu’elles concurrençaient les pêcheurs. Plus de 4 000 loutres par an sont ainsi massacrées entre 1890 et 1930.
Une espèce (à présent) strictement protégée
Saviez-vous qu'en France, on ne trouve que cette seule espèce de loutre ? Jadis, l'animal tenait ambassade dans toutes les rivières de l'Hexagone. Mais la chasse passant par là, sa population fut anéantie notamment au début du XXième siècle.
En 1981, une loi est alors promulguée pour que soit absolument interdit toute forme de chasse de la loutre.
Mais, parce que l'Homme a pour nature de détruire presque tout ce qu'il touche, c'est la pollution au PCB qui prend la relève des trappeurs en empoisonnant lentement ces animaux ainsi que ses proies constituées de poissons et d'insectes.
Les PCB ?... C'est ça
Fabriqués depuis les années 1920, les polychlorobiphényles (PCB) sont une famille de molécules chimiques de synthèse massivement utilisées entre 1930 et 1970 comme lubrifiants (turbines, pompes…) et dans la fabrication de transformateurs électriques et de condensateurs. On les a également utilisés dans certains adhésifs, peintures, huiles.
Les PCB se désagrègent très peu. En ce sens, ce sont des polluants organiques persistants et s'avèrent très difficiles à détruire dans l’environnement. Ils se sont ainsi accumulés dans les sols, notamment à cause des rejets industriels dans les rivières.
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