France 3 en tournage au Puy-en-Velay pour "Des Racines et des Ailes"
La cour et les locaux du Conseil Départemental grouillaient de monde les 19 et 20 juin derniers, à l'occasion de la première édition du festival « Le Velay, notre histoire ». Organisé par la Société Académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, il a permis de mélanger musique, livres, peinture, histoire ou encore métiers d'art. Avec un point commun : transmettre le patrimoine et le rendre accessible.
La programmation de ce festival était très large, et a su trouver son public. Lors de la soirée d'ouverture, le vendredi, les conférences ont fait salle comble. Avec le rocher d'Aiguilhe en toile de fond, les conférenciers ont su captiver leur auditoire, avec les engagements de Germaine Tillon, résistante, écrivaine et ethnologue née à Allègre, et également avec la vie d'Elie de Lestrange, évêque du Puy au début du XVe siècle.
Les "habitués" comme les novices ont pu apprécier la qualité des présentations, par des conférenciers bien connus du département, comme par exemple Martin de Framond, ancien directeur des Archives Départementales.
Quant à Pierre-Louis Bringer, qui a officiellement ouvert le festival, il fait partie de la cinquantaine de jeunes arrivés à la Société Académique il y a quelques années.
Symbole du renouvellement de la plus ancienne association de Haute-Loire, il s'est énormément investi dans l'organisation du festival, fruit d'un travail acharné de plus d'un an. Fédérant autour de lui un « noyau dur » d'une dizaine de membres, il a pu compter sur de nombreux bénévoles de la société pour les deux jours de festival.
« C'est à l'occasion d'une conférence à l'abbaye de Doue il y a deux ans qu'est née l'idée du festival », confie Lydia Teyssonneyre-Breyton, vice-présidente de la Société Académique et en charge de la communication. « Les quelque 300 adhérents étaient réunis dans ces lieux magnifiques, à l'intérieur comme à l'extérieur, et devisaient sur le patrimoine. C'est à partir de là que nous avons travaillé sur le festival, pour permettre ces échanges et transmettre l'histoire, et pas seulement aux membres », poursuit-elle.
De fil en aiguille, l'idée est devenue projet, avec un programme défini, des partenaires... Mais manquait le lieu : « Nous avons présenté le projet au Département, qui nous a tout de suite suivi et appuyé, trouvant notre projet très pertinent et s'inscrivant tout à fait dans les lieux », conclut cette jeune passionnée d'histoire.
En effet, au Conseil Départemental, les vieilles pierres se mélangent aux peintures et graff modernes. La cour et les locaux rénovés se prêtent parfaitement à l'organisation de "couviges", à la manière des dentellières du Puy. La présence des nombreux bénévoles contribue au bien-être général et permet au public de se sentir accueilli et à l'aise.
Entre expositions (livres anciens, l'histoire du sport en Haute-Loire...) et couviges dans la cour (dentelle, artiste peintre en live painting, reconstitution historique et ateliers de restauration du patrimoine), une scène accueillait chanteurs et musiciens avec les élèves de clarinettes des Ateliers des Arts, CDMDT43.
Quant à la salle de conférence, elle n'a pas désempli de l'après-midi. Carton plein également pour les deux visites guidées du Département. Le samedi, ce sont ainsi plus de 250 participants qui sont partis à la découverte du patrimoine, bâti comme vivant. L'orage qui s'est abattu sur le Puy-en-Velay en fin d'après-midi le samedi n'a pas découragé les visiteurs, et la journée s'est achevée par un bal trad, regroupant danseurs expérimentés et novices.
Pas évident en effet de rendre accessibles l'histoire et le patrimoine : un défi de taille d'ouverture et de transmission au grand public. Pari réussi à l'issue de ces deux jours, pour ce festival qui a vocation à s'inscrire dans le paysage altiligérien à raison d'une fois tous les deux ans.
De nouveaux intervenants ont d'ores et déjà sollicités les membres de l'association pour participer à la prochaine édition. L'édition 2028 promet d'être riche.