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Polignac

Un bâtiment agricole en feu à Polignac

, Mise à jour le 17/01/2014 à 20:23

Temps de lecture : 3 minutes

Le feu s'est en réalité déclaré dans un appentis ouvert sur trois faces, à quelques mètres du bâtiment agricole où se trouvait une cinquantaine de bêtes. C'est le propriétaire des lieux qui a prévenu les secours. Fort heureusement, personne n'a été blessé ou incommodé par les fumées dans cet incendie.
Selon les premiers éléments recueillis sur place auprès des services de gendarmerie, les batteries du tracteur auraient peut être été laissées en charge trop longtemps : il ne suffit que d'une étincelle pour que la paille ne s'embrase et que le feu ne se propage à l'engin agricole et à l'ensemble de la structure.

Important risque d'explosion
Autre problème rencontré par les soldats du feu lors de cette intervention : à une quinzaine de mètres du feu se trouvait un stockage d'ammonitrate, un engrais azoté minéral à base de nitrate d'ammonium. Soumis à la chaleur, il présente un fort risque explosif...
Le lieutenant Jean-Marc Mialhe, chef de groupe du CSP Le Puy, revient sur les objectifs de ses hommes sur cette intervention et les principales problématiques rencontrées lors de ce sinsitre. Ecouter. {{audio}}

Des conditions d'intervention délicates
Peu après 18h30, l'incendie était maîtrisé par les sapeurs-pompiers et il n'y avait plus de risque de propagation, mais une phase de déblai les attendait et s'annonçait assez contraignante : "il faut sortir le matériau qui est encore en feu et tant qu'on n'aura pas sorti les bottes de paille et la carcasse du tracteur, ce sera compliqué...", souligne le lieutenant Jean-Marc Mialhe, "surtout qu'il fait nuit, ce qui ne nous arrange pas vraiment et qu'en plus, le secteur est défavorisé en eau".

Une intervention bouclée dans la nuit
Une vingtaine de soldats du feu a été mobilisée pour cette intervention délicate, principalement depuis la caserne du Puy, mais aussi depuis les centres de secours de Saint-Paulien, de Rosières, de Loudes ou encore de Coubon.
Les risques de reprise étant faibles, l'intervention ne devrait pas durer toute la nuit même si dans ce métier, on ne sait jamais vraiment : "on va découvrir les problématiques du déblai au fur et à mesure de notre avancée mais a priori, ce devrait être une intervention réglée dans les deux heures qui suivent", conclut le chef de groupe du CSP Le Puy.

Maxime Pitavy

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