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Elles seront bientôt de retour et ce n'est pas la meilleure nouvelle du printemps, les tiques. On lit un peu de tout à leur sujet, les enlever ? Les laisser se rassasier et tomber toutes seules ? Mais quels sont les vrais bons réflexes à avoir, les risques réels et les conseils en cas de morsures ? L'agence régionale de santé (ARS) nous rappelle la conduite à tenir.
La tique est un acarien parasite visible à l’œil nu, appartenant à la famille des arachnidés. Plusieurs espèces coexistent avec une taille variant de quelques millimètres à plus d’un centimètre une fois gorgée de sang.
Un parasite discret mais répandu
Elle se nourrit à chaque stade de son développement (larve, nymphe, adulte) en se fixant sur un hôte, animal ou humain, grâce à son rostre. On parle de morsure, et non de piqûre, qui passe souvent inaperçue car sans douleur.
Elles sont actives toute l’année, avec une présence accrue au printemps et au début de l’automne, dans des environnements variés : forêts et prairies d’herbes hautes, talus, parcs et jardins urbains, zones sèches comme les garrigues ou les vignobles.
En France, la région Auvergne-Rhône-Alpes figure parmi les territoires les plus concernés par les maladies transmises par les tiques.
Les risques infectieux
La maladie de Lyme est la plus fréquente. Environ une tique sur cinq est porteuse de la bactérie Borrelia. Le premier signe est souvent un érythème migrant : une plaque rouge en forme d’anneau autour de la morsure. Sans traitement, des atteintes articulaires, neurologiques ou digestives peuvent apparaître, parfois tardivement.
L’encéphalite à tiques est une infection virale plus rare mais potentiellement grave. Après une phase pseudo-grippale, elle peut évoluer vers des atteintes neurologiques sévères, avec des séquelles possibles.
D’autres maladies plus rares existent, comme la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, notamment liée à certaines espèces présentes dans le sud.
Les conseils de l'ARS
L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes a publié sur son site des recommandations pour prévenir les morsures, et parmi ces conseils, qui relèvent du bon sens il va sans dire :
- Porter des vêtements couvrants et clairs (comme pour les moustiques);
- Eviter les hautes herbes;
- Pulvériser le répulsif aussi sur les vêtements;
- Prévoir un tire-tique pour toute balade;
- Et surtout inspecter son corps très régulièrement, car info utile : les tiques ne s’accrochent pas immédiatement, alors en faisant un petit check-up régulier, on peut s'éviter le maniement du tire-tique, qui n'est pas toujours évident.
D'ailleurs...
L'épreuve du tire-tique
L'ARS explique comment procéder, notamment pour ceux qui n'ont pas encore expérimenté la chose ou qui ont eu une mauvaise expérience passée avec l'outil, écrasant la bestiole dans la manœuvre, lui séparant la tête et le corps ou lui arrachant quelques membres sous le coup de l'impulsivité.
Facile sur le papier, mais pas toujours dans le concret ! Il faut donc bien glisser le crochet au plus près de la peau, tourner doucement jusqu'au décrochage de la bête, et bien désinfecter après. À savoir qu'il existe plusieurs tailles de tire-tique pour adapter au mieux le geste au parasite en question.
L'ARS précise qu'il est déconseillé d’utiliser alcool, huile, chaleur ou pince à épiler, au risque de favoriser une contamination. Le retrait rapide de la tique réduit le risque de transmission d’agents infectieux, donc il n'est pas conseillé comme on peut lire parfois, de laisser le parasite se décoller tout seul après son repas.
Vigilance accrue si :
- Terrain à risque (grossesse, immunodépression, jeune enfant);
- Si la tique est restée fixée plus de 36 heures;
- Et en cas d’apparition de symptômes;
Les signes à surveiller incluent : une plaque rouge en extension autour de la morsure, fièvre, fatigue inhabituelle, douleurs articulaires ou musculaires.
Un traitement antibiotique peut être prescrit en cas de suspicion ou de confirmation de maladie de Lyme.
Sans prise en charge, certaines infections liées aux tiques peuvent évoluer vers des formes chroniques, avec des atteintes neurologiques ou articulaires. La prévention et la détection précoce restent donc "les leviers les plus efficaces" selon l'ARS.
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