Fabien Ruiz, le chorégraphe de « The Artist », attendu au Puy-en-Velay
Pendant cinq jours, la compagnie des Archers du Velay s'installe au Puy pour vivre comme à la Renaissance. Entre popote historique sans patates, rigueur militaire et astuces sous la toile, immersion dans leur quotidien.
Interview.
Sur le camp des archers, on a une dizaine de personnes qui dorment, tous de la compagnie des archers du Velay.
Les tentes Quechua sous les tentes et les duvets -50 °C ne sont pas proscrits. Mais on met un point d’honneur à ce que l'extérieur soit de la Renaissance.
C’est rudimentaire ! Nous nous lavons avec des baquets et nous avons une fontaine pour la vaisselle. Le Roi met des douches à disposition, mais nous nous en servons peu. Nous sommes tous cracras avec la fumée de la cuisine, la poussière du camp et de la forge. Mais c’est ce qui est drôle !
Nous avons nos propres toilettes sèches avec une récupération écologique avec un système de bidons.
Le plus dur, c’est la vie en groupe pendant 5 jours. C’est une petite vie de famille et ce n’est pas toujours évident.
Le plus joyeux, c'est les copains, la bonne humeur, voir le monde qui vient, qui participe au tir à l'arc et s'intéresse. Nous ne faisons pas ce travail depuis avril pour rien.
C'est un camp militaire et j’en suis la capitaine, alors non ! C’est banni ! Nous avons nos règles et des corvées, comme le lavage des chaudrons, des vaisselles, de la cuisine, l’épluchage ou encore le vidage des toilettes.
Nous faisons de la cuisine de Renaissance, nous n'avons pas de patates, mais des céréales sèches, de l’orge, des courges, des panais et autres carottes anciennes pour concocter de bonnes purées. Nous avons aussi du fromage, du bœuf, du poulet et bien sûr, le vendredi, du poisson !
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