Le film « Ardèche » en avant-première au Puy en présence de ses réalisateurs
Naussac. Sous sa couverture d’azur se cache une histoire d’hommes et de femmes, de vie et de colère. Quand le soleil ôte ce drap aux mille reflets, le village sacrifié dévoile son passé. Des êtres fantastiques reviennent alors à la lumière, marchant un instant sur cette vieille terre, avant de disparaître à nouveau dans la pénombre et l’oubli.
Dans cet article, les mots se sont évaporés comme en partie l’eau de la retenue de Naussac. Mais parce qu’il est coutume de dire qu’une image vaut mille mots, point n’est besoin d’étaler sa plume.
Didier Hébrard, le plus grand voleur de « beau » qui sévit dans la contrée, a de nouveau perpétré ses méfaits pour rafler ces images.
Avec son fidèle objectif, il a piégé les étranges créatures qui ressortent à présent chaque année, enfouies d’habitude dans les profondeurs du géant endormi. Ces personnages au corps torturé exposent ainsi leur silhouette comme des totems du passé, rappelant que jadis, ici, un village existait.
Il était une fois Naussac
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1 commentaire
Il est des lieux où la nature devient mémoire où les cicatrices du passé se métamorphosent en œuvres d’art. Sous l’objectif sensible de Didier Hébrard, les vestiges de Naussac semblent reprendre vie, entre mystère, poésie et mélancolie. Ces créatures de bois racontent, en silence, les histoires englouties d’un monde disparu. Merci pour ces regards rares qui savent faire parler les pierres, frémir les âmes et rendre à l’oubli un peu de lumière. TM