Le meilleur croissant au beurre de Haute-Loire est ponot
Ce samedi 24 octobre, plus de 1 000 personnes se sont rassemblées au Puy-en-Velay pour l’acte II de la mobilisation. Entre revendications sociales, défense des services publics et inquiétudes, les manifestants ont défilé dans une ambiance globalement paisible, sous un dispositif de sécurité renforcé.
C'est sur le parking Michelet, à 14 h, que les manifestants ont répondu une nouvelle fois à l’appel de la mobilisation. Dans un contexte de colère grandissante à l’échelle nationale, les revendications restent nombreuses.
Après une première manifestation sans incident la semaine précédente, la manifestation était, ce jour, interdite dans certains secteurs de la ville, notamment devant la préfecture et en ville basse. Le cortège a remonté le Breuil jusqu’à la statue Lafayette, avant de faire demi-tour et de revenir vers son point de départ, près de la fête foraine.
À 45 ans, Véronique, habitante de Haute-Loire, a rejoint le rassemblement à l’invitation de sa fille. Son costume d’abeille attire les regards, mais le message est sérieux : « Je voulais, par ce costume, démontrer que je suis pacifiste. »
Elle dénonce une couverture médiatique qui, selon elle, occulte les revendications des manifestants. « Moi, je réclame l’égalité des droits pour tous », explique-t-elle. Elle évoque notamment les difficultés des classes moyennes et le manque de moyens accordés aux lycéens.
« Il y a une vraie crise sociale », insiste-t-elle, regrettant que les manifestants soient trop souvent associés aux violences. Si elle comprend les mesures destinées à protéger les commerces et le patrimoine, elle estime essentiel que le droit de manifester soit maintenu.
Brice, Lucile, Thomas et Robin ont fait le déplacement depuis Craponne-sur-Arzon. « Les milliardaires s’enrichissent et les pauvres sont de plus en plus pauvres », déplore Thomas. Pour lui, l’objectif est simple : « Que tout le monde puisse vivre dignement. »
Tout comme Véronique, le groupe dénonce également le traitement médiatique des manifestations : « On parle beaucoup plus du fait que ça casse que de simplement pourquoi les gens sont à nouveau dans la rue. »
Lucile, elle, évoque les violences policières envers les lycéens. « Manifester, c’est un droit. Que la répression soit à cette hauteur-là face à des gosses, ça n’a aucun sens », dénonce-t-elle.
Malgré quelques tentatives isolées d’exciter les foules, la manifestation s’est déroulée dans le calme. « C’est pas les sans-papiers qu’il faut virer, c’est Macron. Allez le Puy, on se réveille ! », lançait un manifestant en remontant le cortège.
Ce qui n’a pas empêché le rassemblement de se poursuivre sans débordement majeur dans le périmètre qui leur était délimité. À ce propos, les avis étaient partagés dans le cortège. Si certains comprenaient la volonté de faire de la prévention, d'autres y voyaient un premier pas vers des restrictions plus strictes.
La journée n'est pas encore terminée que sur le site 17octobregiletjaune.net, l'acte III est déjà annoncé pour le 31 octobre avec un sitting devant toutes les mairies à 14 h.
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