Abonnements, prix, sièges… le Puy-en-Velay FC dévoile tout pour 2026/2027
23 heures, lundi soir, lendemain de Fête de la musique : tout avait de quoi refroidir les ardeurs des supporters. Pourtant, quelques heures avant le coup d’envoi du deuxième match de la France dans cette Coupe du monde, les terrasses du Puy commençaient à se remplir. Entre irréductibles prêts à veiller tard et couche-tôt convaincus, l’engouement reste.
Avant le coup d’envoi du match France-Irak, les terrasses du centre-ville avaient déjà trouvé leurs premiers occupants. Une affluence visiblement moins importante que lors du premier match des Bleus, mais toujours conséquente, même à 23 heures.
Les supporters n'ont pas été au bout de leur peine. Pour cause de forts orages, le match a été interrompu pendant près de deux heures. La seconde période n'a pu débuter qu'à deux heures du matin. Une attente finalement récompensée par une victoire de la France 3-0 et une qualification pour les 16e de finale.
Maillot sur les épaules, écharpe sur la table, Corinne n’aurait manqué ce rendez-vous pour rien au monde. Venue avec trois amis, elle comptait bien rester jusqu’au coup de sifflet final.
« On va se coucher plus tard, mais on va le regarder quand même », assure-t-elle. Pour elle, cet horaire tardif a même son bon côté : « Quand ça se joue aussi tard, les vrais supporters sont présents. »
Même détermination pour Alex et son groupe d’amis, installés aux premières loges dans ce bar du Breuil. « On sera toujours présents pour notre équipe », affirme-t-il avant d’ajouter : « C’est la Coupe du monde. » Déjà présents pour le premier match, ils s’attendaient à voir moins de monde, mais sans craindre une terrasse vide.
Pour d’autres supporters, le compromis s’impose. Croisées dans une rue du centre-ville, Lalie et Océane avaient déjà leur programme. « On va regarder la première mi-temps tranquillement chez nous et après on ira se coucher », expliquent-elles.
La raison est simple : « C’est un peu tard vu qu’on travaille demain. »
Même scénario pour Pierrick, qui devra se contenter du résultat au réveil. Engagé dans un concours de pronostics au sein de son entreprise, il espère tout de même voir juste. « Je l’aurais regardé chez moi, mais vu l’heure, je pourrai même pas », regrette-t-il.
Du côté des bars, l’heure tardive n’efface pas l’enthousiasme. Loris, serveur dans un bar de la place du Marché Couvert, reconnaît que la soirée sera particulière : « On va être un petit peu sous l’effet de la fatigue à 23 heures. »
Mais l’événement reste attractif : « On a du monde qui joue le jeu, on a des gros groupes qui viennent ce soir. »
Même constat pour Lucien, dans ce bar familial aux abords de la bibliothèque. « Que ce soit hiver, été, automne, jour, nuit, après-midi, les gens restent quand même au rendez-vous », observe-t-il.
La mobilisation l’a surpris : « On a quand même un engouement qui est là. On a quand même beaucoup de réservations pour un match à 23 heures, un lundi, lendemain de Fête de la musique. » Son établissement enregistrait déjà une centaine de réservations avant le coup d’envoi.
Interrompu à cause de forts orages, le match s'est terminé peu avant trois heures du matin. La semaine dernière, la Mairie et la préfecture avaient annoncé une série de mesures exceptionnelles. Parmi elles, l'autorisation pour les bars de rester ouverts jusqu'à deux heures du matin, voire trois heures en cas de prolongations.